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PROPOS SUR LE BONHEUR
11/11/2010 10:54
Ils sont cousus d'or ; ils ont la sécurité et l'argent représente leur félicité. Ils sont rassurés par cette opulence. Voilà leur trésor charmant, leur confiance.
Ils misent tous leurs efforts sur la richesse ; la possession emplit tout leur être de liesse. Ils s'acharnent tellement, les vainqueurs de l'or. Ils s'investissent encor et encor.
Souvent même ils briguent très fort le pouvoir pour devenir ces étoiles que l'on veut voir. L'admiration de tous est leur nourriture, leur grand plaisir gourmand, folle aventure.
Ils rêvent de posséder et d'être reconnus. Ils veulent briller ; leur coeur n'est jamais à nu. La richesse, la gloire sont tout leur bonheur, les seuls à réchauffer le vide de leur coeur.
Ils courent et ils courent pour être heureux, délaissant la bonté des êtres chaleureux ; ils n'accordent leur intérêt qu'au " rentable" mais le bonheur est inestimable.
Le bonheur, doux bouquet de fleurs invisibles a le parfum resplendissant du sensible ; il a la saveur sucrée de la tendresse ; il a la douceur suave des caresses.
Il se colore de l'éclat d'un sourire ; il se réchauffe de baisers et de rires ; il est éblouissant de mille petits riens, une attention ou la présence des siens.
Le bonheur est chose simple et fragile ; il peut fuir tout d'un coup ; il est si fragile. Il est accueillant grâce à sa main tendue. Effort de tous les jours, non, ce n'est pas un dû !
Michèle
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SOLITUDES
11/11/2010 11:08
L'être humain vit dans son seul univers, cloisonné dans ses certitudes, ses travers, sûr de lui et pourtant trébuchant sans cesse, s'efforçant surtout de cacher sa détresse.
Sous des dehors de fausses apparences de joies, de bonheur, de belles assurances, affiche un air heureux, satisfait, content pour enfouir ses peurs, ses craintes, son mauvais temps.
La pluie et l'orage intérieur de son coeur, ses ambitions, ses doutes, toutes ses rancoeurs, incertain de lui et incertain du monde. L'espérance, le désespoir se confondent.
Dans sa vie, dans son esprit et dans son âme, il hésite ; souvent vacille sa flamme. Tout au fond de son coeur, l'homme se sent bien seul. Il est incarcéré comme dans un linceul.
Alors pour tromper sa grande solitude, il se jette, se noie dans la multitude, isolé dans la masse et dans la foule, il néglige son âme qui se défoule.
S'abandonnant au nombre et puis au vide, il se distrait, se saoule et puis débride ses fausses joies, son enthousiasme imposé par une société trop souvent médusée.
Alors, il va rire, rire, rire très fort pour exister, pour se prouver qu'il n'a pas tort, qu'il n'est pas condamné et qu'il est aimé tel un brin de muguet au joli mois de Mai. Signe d'amitié, d'amour et porte bonheur entre tous les hommes qui ont encor un coeur.
Michèle
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ATTENTE
11/11/2010 11:14
J'attends, j'attends, j'attends que cesse le mauvais temps, toutes mes inquiétudes, revienne ma quiétude !
Perdue dans les brumes, mon être s'enfume ; pris dans la tourmente, il est là, il serpente.
Du temps, il est prisonnier ; le temps est son geôlier ; il ne peut rien faire. Il ne peut que se taire.
Alors il écoute et parfois il doute et puis il dénonce de la vie les ronces.
Déjà tout content, il nie le mauvais temps. Il crie sa confiance. Il crie son espérance.
Michèle
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LE PRINTEMPS
11/11/2010 11:31
Au loin, dans un ciel encor gris, un vol d'oiseaux, ils s'approchent de la terre et des roseaux et puis ils montent, ils tournoient, ils virevoltent réveillant la nature engourdie, inerte.
De petits cris implorent le soleil caché qui, trop paresseux, reste volontiers couché sous un édredon de nuages de coton ; mais les oiseaux intrépides donnent le ton...
Comme de très jeunes enfants, ils babillent, parlent à la Nature : " qu'elle s'habille !" Il est grand temps maintenant de se réveiller. Il faut s'activer grandement : il faut veiller !
Car il faut célébrer la fête du Printemps, laisser de côté les haillons du mauvais temps. La terre blanchie se réchauffe peu à peu. Le Grand Soleil plein de sommeil fait ce qu'il peut....
Mais de jour en jour devient plus volontaire ; il apporte une chaleur salutaire ; le vent, son allié, chasse les nuages. Les grands pleurs du ciel sont bientôt mis en cage.
Les arbres dénudés et fantomatiques aspirent à leur tour à changer d'optique. Ils paraissent morts, dévêtus, immobiles mais au bout de leurs branches naissent des îles...
Des îles vertes qui grandissent à vue d'oeil. Belle Dame Nature n'est plus en deuil ; comme une jeune fiancée se pare, Cendrillon, pour son premier bal, se prépare...
Elle quitte à tout jamais ses guenilles pour redevenir une très jolie fille et tout habillée de verdure et de fleurs, ses vêtements sont cousus d'espoir et de bonheur.
Elle a pour carrosse l'escorte des oiseaux qui gazouillent comme le murmure des eaux. Ils annoncent bien naïvement le Printemps, le Prince Charmant des beaux jours et du beau temps.
Michèle
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L'AUTOMNE
11/11/2010 12:07
Et les feuilles de l'Automne tourbillonnent ; elles emportent d'une façon brouillonne les folles caresses brûlantes de l' Eté, la rage du soleil, son éclat, sa clarté.
Elles emportent les rires, l'insouciance, les rendez-vous furtifs de l'adolescence ; elles balaient les doux secrets éphémères, les confidences devenues prisonnières d'un temps révolu, d'un temps déjà dépassé. Le plaisir va mourir ;la folie a passé.
Elles entraînent avec elles la gaieté qui va bientôt s'évanouir avec l'été ; cet été finissant, l'été agonisant qui pourtant renaît de ses cendres tous les ans.
Et les feuilles de l'Automne tourbillonnent ; elles emportent d'une façon brouillonne les rêves, les espoirs, les douces illusions ; l 'Eté est parti. C'est une autre vision.
Un nouveau chant se profile à l'horizon dans l'air refroidi, une nouvelle saison; l'Automne va remplacer doucement l'été. Dans sa tiédeur, l'Automne a sa vraie beauté.
Il se pare de couleurs brune et dorées que le vent vient subrepticement adorer d'un léger frisson, d'une tendre caresse comme à une amante que l'on laisse au petit matin décoiffée et rieuse. L' Automne apporte des journées pluvieuses.
Le soleil paresseux de briller trop longtemps, préfère alors se cacher quelques temps sous un édredon épaissi de nuages car il n'est plus temps de faire des ravages.
Loin des outrages, des morsures cuisantes, il approche la jeunesse finissante ; il est moins ardent, vaillant, impétueux car doucettement, il devient plus vertueux.
Il ne brûle plus mais il réchauffe pourtant comme un coeur affectueux qui aime tant, qui offre sans compter toute sa tendresse au coeur malheureux, à l'âme en détresse.
L' Automne a remplacé peu à peu l'été. Dans sa douceur, l'Automne a sa vraie beauté.
Michèle
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