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ESPOIR
13/09/2010 13:12
Il y a eu bien des orages,
des jours si lourds de nuages,
à la tristesse abandonnés
que de pleurs seuls pouvaient donner.

Des jours si lourds, des jours en cage,
des jours emrisonnés, otages,
victimes du noir désespoir ;
l'espoir ne pouvaient l'apercevoir.

Un ciel si lourd, gris et pesant,
n'envisageant que le présent,
sans ressources et sans issue,
d'une lueur non aperçue.

Pourtant, à l'horizon, le vent...
Un vent léger se soulevant ;
il envahit le firmament
d'un souffle ample dans un moment.

Comme une vague sur l'onde,
il va, il vient, là il gronde ;
il se déchaîne dans un cri ;
et dans le ciel, le bleu s'inscrit.

Il y a eu bien des orages,
des cris, des pleurs, bien davantage.
Mais il faut croire aussi au vent
qui a fait naître le vrai Beau Temps !
Michèle
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FAUT-IL QU'IL M'EN SOUVIENNE
13/09/2010 13:22
Faut-il qu'il m'en souvienne
de ces jours qui reviennent
à ma mémoire, à mon coeur,
à mon âme, à ma douleur.

Faut-il qu'il m'en souvienne
de ces jours qui reviennent
de mon passé assoupi,
mon coeur n'a pas de répit.

Faut-il qu'il m'en souvienne
de ces jours qui reviennent
Ce passé, c'est une vie
qui déroule toute ma vie,
de joies et puis de peine
dans ce flot qui m'entraîne...

Faut-il qu'il m'en souvienne
de ces jours qui reviennent
sans jamais trouver de repos
sont sur moi une autre peau.

Faut-il qu'il m'en souvienne
de ces jours qui reviennent
ces jours tenaces, engloutis.
Une vie, c'est si petit !

Faut-il qu'il m'en souvienne
de ces jours qui reviennent
Ce passé explique demain.
Et demain n'est pas très loin.
Michèle
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LE CHANT DE LA VIE
07/11/2010 16:25
Que fais-tu pauvre petit oiseau en cage dans ta prison dorée, tu crois aux mirages. Tu es ici bien à l'abri, douillettement dans ton cocon bien protégé des grands tourments.

Tu es en sécurité mais emprisonné délaissant le chant de la vie qui a sonné et qui t'appelle hélàs désespérément. Mais triste, tu restes là silencieusement.
 Que fais-tu pauvre petit oiseau en cage dans ta prison dorée, tu crois aux mirages. Tu ne sais plus rire ; tu ne sais plus chanter. Tu te détournes de la beauté de l'été, des champs inondés de parfum et de soleil car ton coeur est vide ; ton coeur est en sommeil.
 Tes yeux ignorent les princesses de la vie, ces merveilleuses fleurs, tu n'en a plus envie.
 Que fais-tu pauvre petit oiseau en cage dans ta prison dorée, tu crois aux mirages. Tu ne t'émeus plus aux couleurs 'un arc en ciel. Ton regard devenu terne, superficiel ne sait plus désormais embrasser la beauté. Ton coeur est dépossédé de sérénité.

A la vraie nature, tu es insensible. La matérialité est ta seule cible.

Que fais-tu pauvre petit oiseau en cage dans ta prison dorée, tu crois aux mirages. Tu ne reconnais plus la musique du vent. Les arbres, les torrents ne sont plus émouvants.

Tu n'apprécies plus la gratuité des choses, cadeaux de la vie, le parfum d'une rose, l'ineffable, le secret, le subtil plaisir. Tu compliques ton existence à loisir.

Que fais-tu pauvre petit oiseau en cage dans ta prison dorée, tu crois aux mirages. Quand donc ouvriras-tu tes yeux et puis ton coeur, ailes déployées, renonçant à la rancoeur pour t'envoler vers ton véritable destin La vie est un bonheur. La vie est un festin !
Michèle
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LES COULEURS DE LA VIE
07/11/2010 16:41
La vie offre une palette de couleurs, couleurs de joie, de tristesse ou de douleurs.
Souvent elle est rouge de vigueur, d'action, pleine d'ardeur, de courage et d'ambition. Elle s'élance vers l'espoir, vers l'inconnu, elle s'élance tête baissée, tête nue, évolue sans cesse, toujours en mouvement car la vie doit agir : tel est son testament.
Puis, bleue, elle s'abandonne aux sentiments car son coeur est amoureux ; son coeur est aimant. Elle s'habille d'affection, de tendresse ; doucement, elle implore des caresses car elle doit surtout se nourrir d'affection, d'amour, de chaleur et de considération.
Jaune et s'éclairant de tant de lumière, elle animera la terre entière toujours de gaieté, de joie et de tendre bonheur en se mobilisant contre le noir malheur.
Immaculée, elle se revêt de candeur, resplendissante d'une infinie blancheur, elle se colore de douce ingénuité car elle a la couleur de la vérité.
Parfois, s'illuminant du rose de l'espoir, elle veut décourager notre désespoir. Si forte, elle se grandit d'espérance puisant l'optimisme de l'adolescence.
Mais hélàs quelquefois elle est toute grise de quelques soucis qui la démoralisent et elle devient alors toute petite, sinistre, triste et toute décrépite.
Elle s'assombrit même jusqu'à la noirceur. Les êtres refusent d'être frères et soeurs sacrifiant leur joie dans des atrocités perdant le sens de leur vie, leur identité.
La vie se pare ainsi de mille couleurs couleurs de tendresse ou couleurs de malheurs...
Michèle .
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MICROCOSME
07/11/2010 17:02
Tu es planté, là, seul, dans ta petitesse et tu es immobile dans ta tristesse. Ton univers est petit, étroit, circonscrit, bien délimité, fixe, où tout est écrit.
Du matin au soir, programmé et arrêté. Il n'y a pas de place pour la nouveauté. Car tu réagis comme un petit soldat. Tout est minuté, contrôlé,, même tes pas.
Toujours les mêmes lieux, les mêmes rencontres. Ta vie est remontée comme une montre. Chaque jour, chaque minute, chaque matin, comme un leit motif, c'est le même train-train...
Tu vis dans un monde et dans un espace bien clôturé où il n'y a pas de place. Lorsque parfois, tu t'évades de ta ville et sur une colline tu te défiles.
et tu regardes ton univers quotidien : juste quelques tâches sombres, des petits riens... des toitures, des voitures minuscules, c'est en somme, quoi, en fait, bien ridicule !
Tu es comme la chèvre de Monsieur Seguin détaché de ton pieu , libre et serein car, ici, pas de limites apparentes, pas d'angoisses, d'étouffement qui te hantent...
L'infini, partout, à perte de vue, toujours, comme un beau matin clair, comme un bonjour éclatant de bonheur, de joie, de lumière, embrassant tout d'un coup la terre entière.
Dans cette immensité calme, sereine que nulle borne étroite retienne la Nature s'interpose donc à l'Humain petit, démuni. Elle lui tend la main.
Elle lui dit : "vois, écoute, et à demain...".
Michèle
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