Il y a eu bien des orages,
des jours si lourds de nuages,
à la tristesse abandonnés
que de pleurs seuls pouvaient donner.

Des jours si lourds, des jours en cage,
des jours emrisonnés, otages,
victimes du noir désespoir ;
l'espoir ne pouvaient l'apercevoir.

Un ciel si lourd, gris et pesant,
n'envisageant que le présent,
sans ressources et sans issue,
d'une lueur non aperçue.

Pourtant, à l'horizon, le vent...
Un vent léger se soulevant ;
il envahit le firmament
d'un souffle ample dans un moment.

Comme une vague sur l'onde,
il va, il vient, là il gronde ;
il se déchaîne dans un cri ;
et dans le ciel, le bleu s'inscrit.

Il y a eu bien des orages,
des cris, des pleurs, bien davantage.
Mais il faut croire aussi au vent
qui a fait naître le vrai Beau Temps !
Michèle