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HOMME
12/11/2010 12:43
Enfant, tu veux te lever ; tu veux te dresser. Tu veux progresser, sur tes jambes te hisser. Mais d'un mouvement hésitant tu culbutes. Tes premiers essais sont tes premières chutes.
Adolescent, tu es encor plus sûr de toi. Orgueilleux, du monde tu ne veux voir que le toit. Des premiers succès déjà tu cries victoire. Ton coeur ambitieux est tant épris de gloire.
Pourtant, tu tomberas bien plus souvent qu'avant. Ta connaissance de la vie faite de vent t'occultera en fait ce qui est essentiel. Ton monde sera irréel, immatériel.
Adulte, as-tu acquis la maturité ? As-tu enfin de la vie la sérénité, la compréhension et aussi la sagesse, ou bien n'as-tu accédé qu'à ses faiblesses ?
Te laissant guider, porter avec mollesse ou n'ouvrant ton coeur qu'à l'argent, aux richesses, n'as-tu fait de ta vie qu'une prison dorée où l'Amour ne peut plus être incarcéré ?
Si de ton existence tu fais le bilan, de nombreuses chutes, des progrès plutôt lents ont sanctionné ainsi toute ta traversée en dépit des années que tu as vues passer.
Au soir de ta vie, vieillard, qu'as-tu appris ? De quoi ta vie, ton coeur, ta foi se sont épris ?
Michèle
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LA VIE
12/11/2010 12:51
La vie apparaît dans un grand débordement de joies, de peurs, de craintes, de mouvement... La vie jaillit, ne pouvant faire autrement. La vie explose donc, immense tremblement.
Car c'est un volcan qui vomit l'espérance dans un flot de douleurs et dans la souffrance, ne pouvant empêcher cette joie immense d'entraîner dans un tourbillon sa semence...
Car la vie, au péril de la mort, doit vivre ; car la vie, de tous ses efforts, doit survivre. Elle doit braver la dure adversité Elle doit lutter très fort par nécessité.
Forte, accrocheuse, elle est vaillante, si volontaire, elle est étonnante car le but de la vie est de vivre. Ne la laissons pas comme un bateau ivre !
Michèle
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DOULEURS
12/11/2010 13:02
Lorsque tu souffres, lorsque tu as vraiment mal, ta vie est comme arrêtée ; rien n'est normal. Tu concentres tout ton être sur ta douleur. Ton coeur est un tissu d'angoisses et de pleurs.
Toute ton énergie s'est alors endormie. Ton corps est douloureux ; tu ne vis qu'à demi. Ta vie est suspendue entre parenthèses et comme étouffée ; tu n'es plus à l'aise.
Puis, le monde désormais n'est plus ton monde. La terre, pour toi, n'est plus tout à fait ronde. Tu es présent mais tu es pourtant hors du temps. Les minutes , alors, ont la longueur des ans.
Tu es prisonnier de ton corps, de ta douleur. Humain étranger, ton monde n'est plus le leur. Tu vis en marge car tu vis dans ton île. Tu vis dans u monde calme, immobile.
Tous tes maux sont des remparts, une frontière car la maladie est une barrière entre les hommes un mur infranchissable. Tu restes seul, abandonné, sur le sable.
O, douleurs, vous engendrez bien des souffrances. O , douleurs, vous engendrez des différences telle une guerre séparant les hommes. Vous semez un grand vide entre les hommes.
Michèle
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LA PAIX
12/11/2010 13:14
Tout devient flou, tout vacille, tout chavire. Le monde vit dans un immense navire. Et tout à coup c'est la tempête, la rage. Le monde en folie, furieux, est en cage.
Prisonnier de sa propre évolution, il vient se briser ; le monde en fusion.
Auparavant, il voguait sur les flots, calme, évitant les écueils, évitant les larmes, s'efforçant de maintenir le cap, toujours. La vie s'écoulait, tranquille, de jours en jours.
Puis, brusquement, d'un coup, au loin, une rumeur. Puis, brusquement, d'un coup, au loin, le feu, la peur. C'est l'annonce fébrile du danger mortel. Plus de paix éternelle. Rien n'est immortel.
Rien n'est fixe, statique ou immuable car le calme peut devenir redoutable. A chaque instant, le monde peut basculer et subitement, il ne peut plus reculer.
Oui, il est pris au piège ; il est muselé. Alors il doit combattre car il est harcelé, réalisant combien la Paix est précieuse. Cadeau fragile, elle est miraculeuse.
Michèle
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AUJOURD'HUI ET DEMAIN
12/11/2010 13:31
Aucun jour, jamais, à la veille n'est pareil. Jour d'orage, jour tout gris ; jour de grand soleil. Tout n'est que variations ; tout n'est que changement. Tout n'est qu'espace, instant ; tout n'est que moment.
Aujourd'hui, il fait très beau sur la ville. Aujourd'hui, le ciel est très bleu dans mon île. Mon ciel intérieur, île sans nuages, s'assombrit parfois, devient gris sous l'orage.
Aucun jour, jamais, à la veille n'est pareil. Parfois, tout paraît mort, dans un très grand sommeil. Puis le ciel verse alors des torrents de larmes. Mon coeur pleure et gémit : c'est le drame.
En attente d'un hypothétique réveil, nulle chose n'est immobile, toujours en éveil.
Michèle
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