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OU SONT TES RACINES ?
16/11/2010 20:14
Tu vis dans un univers où tout est clair. Tu vis sans te poser de questions. Tu suis tout simplement ton sillon.
Tu as des habitudes. Tu as des certitudes. Pour te soutenir, plusieurs béquilles qui te sécurisent, homme de la ville.
Tu vis suivant un programme qui remplit toute ton âme. Ton rythme n'est pas biologique. Ton rythme n'est pas très logique.
Tu suis le mouvement. Tu suis des règlements, des règles et des lois qui décident pour toi.
On t'entraîne, on t'enrôle dans une ronde folle où tu dois jouer un rôle ; tu t'agites, tu t'affoles.
Tu aimes ce que l'on doit aimer. Tu t'animes quand on doit s'animer. Par toi-même tu ne penses plus. C'est devenu inutile, superflu.
Tu deviens robotisé. Tu deviens civilisé. La Nature pour toi n'a plus d'importance ; elle ne règle plus ton existence.
Avec quelques remords, tu vis comme un vivant mort.
Michèle
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DESTINS
22/11/2010 20:52
Si tu es né dans la morne, calme plaine, n'aies pas de remords, ni trop de peines, ni de l'envie, de la haine, ni des regrets, volontairement ou même contre ton gré.
Tu es condamné à oeuvrer en silence. Jamais tu ne dois perdre patience. Chaque jour, toujours, tu dois creuser ton sillon et secrètement savoir taire tes passions.
Car tu es voué à une vie de labeur, obéir et sourire pour avoir moins peur. Imperturbablement, tu tisses ta toile ; mais tous tes rêves à nul ne les dévoiles.
Car de ton existence tu es l'artisan. Petite fourmi active au fil des ans, de ta vie tu seras ton propre laboureur, de tes jours, l'exécutant, l'humble travailleur.
Mais si parfois tu oses dresser la tête, vers les sommets tu t'élèves, tu t'entêtes, prends garde à toi, la route est étroite, raide, solitaire et parfois tout moite, tu désespéreras dans ta solitude de réaliser en toute quiétude tes rêves, tes désirs les plus fous, ambitieux, tu veux atteindre l'idéal et les cieux.
fragile pourtant, tu vas trébucher souvent ; tu vas douter de tout, de toi, surtout des gens ; démuni et aveugle, tu t'acharneras ; tu combattras ; tu lutteras ; tu chercheras...
Même hésitant, tu dois suivre ton sentier, ta voie, ton destin car tu en es l'Héritier.
Michèle
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L'EAU
22/11/2010 21:02
Incolore, inodore, tu es informe ; tu épouses d'un contenant la forme ; tu n'es rien qu'un fluide que l'on remplit, que l'on vide d'un récipient à un autre, sans précaution, machinalement, sans attention, sans vénération.
On te réduit à une simple formule chimique ; tu fais partie de notre univers biologique.
Ton existence se limite-t-elle à cela, à un élément que l'on utilise parce qu'il est là, mais que l'on pourrait remplacer aisément, dont on se passerait facilement ?
Et les lacs, les torrents, les rivières, les mers qui peuplent la terre entière ? Les cascades, les sources, les ruisseaux... Partout le miracle de l'eau.
Il pleut et la vie refleurit. Il pleut et la vie sourit.
Le mystère de la vie tient dans une goutte d'eau. Du ciel, elle est le cadeau. L'eau est un bien si précieux. Elle est un don des dieux.
Michèle
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LIMITES
23/11/2010 20:41
Tu te crois libre et puissant petit homme capable de décider et autonome parce que tu commandes quelquefois, parfois ; en toi-même et en toi seul, tu as la foi.
De tes pouvoirs, tu as même le vertige ; tu es le roi, le seigneur car tu diriges. On t'obéis, on te crains, on te redoute ; on te voit, on te regarde, on t'écoute.
Envers toi, on a aussi des déférences ; du lot commun, cela fait la différence. Mais cela résume ton omnipotence car là seulement est ta puissance.
Tu peux commander les hommes mais rien d'autre. Car de l'univers tu ne peux être l'apôtre. Le monde, le ciel, la terre, la nature, de tous tes pouvoirs sont les seules figures.
Tu dois te plier à leurs exigences. Ta supériorité n'est donc pas immense. Le Temps, les Forces, la Vie et le Mouvement écrasent tes richesses éternellement.
Tes droits superficiels et éphémères, ta liberté conditionnelle errent. Fétus de paille soufflé par l'Eternité, tu n'es rien face à toute l'immensité.
Michèle
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ESPOIR
23/11/2010 20:50
Au gré de mes jours de joie ou de détresse, je suis en quête d'amour et de tendresse. Je vis accrochée à cette espérance de jours d'amour, d'une nouvelle naissance.
Je respire si fort le parfum de la vie. J'absorbe dans un souffle toutes mes envies. Sur mes efforts passés, je mise tant d'espoir. Je repousse l'ombre noire du désespoir.
Je veux croire en ma vie ;elle est ma foi. J'efface le passé ; j'efface autrefois. Je regarde à l'horizon poindre demain. Ces jours nouveaux secrets qui me tendent la main.
Au gré de mes jours futurs qui apparaissent je veux voir des signes d'amour, de caresses qui calment de tous mes jours passés les douleurs, qui réparent de mes jours passés les erreurs.
Jours à venir, vous êtes la mer immense. Je vous tends les bras ; pour moi, tout recommence Au gré de mes jours futurs qui apparaissent je veux voir des signes d'amour, de caresses.
Michèle
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