Petit poisson rouge évoluant dans ton bocal, tu vis dans ton petit monde sans idéal. Tu tournes toujours et retournes sans cesse ; dans cette agitation, tu n'as de cesse.
Ton univers est plane et sans horizon. Tu tournes désespérément dans ta maison, bien isolé de tout entre le ciel et l'eau. La monotonie des jours est aussi ton lot.
Tu tournes en rond ; tu es si lamentable. Ton univers étroit est si pitoyable dans ce bocal circulaire, minuscule. Ta vie n'est pas écrite en majuscules.
Tu tournes toujours et un jour tu passeras. De ton piètre destin, nul ne s'en souviendra ; et ton eau protègera un autre poisson... Ainsi en va-t-il des hommes et des poissons.
Michèle
Commentaire de bipolaire (29/11/2010 22:59) :
Sans doute limitatif en titi, cet article, mais je dois y reconnaître le
reflet lucide de la majorité actuelle de nos concitoyens..!:) Bonne et
douce semaine à toi, Alain***
* * * * * * * * * * * *
C'est un grand monstre glacial, tentaculaire qui sur la Terre d'un regard circulaire, très autoritaire, jette son dévolu, ses projets, ses passions, ses pouvoirs absolus.
Il est fier de régner là enfin en maître ; il est fier d'être reconnu, de paraître aux yeux de ce grand monde qu'il croit avoir créé dans son univers artificiel, recréé.
C'est un grand monstre glacial, tentaculaire. Sur la Terre, il est le froid missionnaire. Mais son rôle, l'a-t-il réellement compris ? Cruel, il domine ce qui n'a pas de prix.
Flattant son incommensurable ambition, il va s'enliser impunément dans l'action, jouissant de son orgueilleuse puissance, il entraîne le monde dans la souffrance.
C'est un grand monstre glacial, tentaculaire; Abandonnera-t-il le spectaculaire, la soif inextinguible de domination pour vivre vraiment sa propre révolution ?
Qu'il devienne un être humain chaleureux, recherchant l'harmonie, voulant être heureux, se libérant de sa prison dorée pour apprendre à aimer la Terre, l'adorer.
Passent les années et passent les semaines ; les jours,les ans s'écoulent, la vie se traîne, long, long est le chemin, imperturbablement, les heures s'égrènent inexorablement.
Comme un long chapelet que l'on déroule sans connaître vraiment la dernière boule, celle qui nous conduira vers notre néant, celle qui arrêtera de compter nos ans.
Passent les années et passent les semaines ; les jours,les ans s'écoulent, la vie se traîne, comme un long parcours sans début, sans fin sous les invisibles regards des séraphins.
Sanctionnant notre vie dans l'azur souverain, dans un ciel indicible, secret et serein, la vie est accrochée aux sphères étoilées qui évoluent dans un bal à peine voilée.
Passent les années et passent les semaines ; les jours,les ans s'écoulent, la vie se traîne, toujours achevée et toujours renaissante, des cendres d'un passé est reconnaissante.
De renaître toujours, d'être au rendez-vous d'u présent immortel, d'un présent assez flou, conjuguant le passé mêlé à l'avenir dans une danse primée ou à venir.
Passent les années et passent les semaines ; les jours,les ans s'écoulent, la vie se traîne; le temps est présent et le temps n'existe pas. Où nous conduit-il, vers quel dessein, pas à pas ?
La vie et puis la mort se cotoyent chaque jour ; la vie et puis la mort prennent mille détours pour cohabiter, pour exister ensemble ; oui, en fait la vie, la mort se ressemblent.
Car toutes deux sitôt qu'elles apparaissent tout l'univers existant le bouleversent...
Brusquement, tout d'un coup, sans presque prévenir, la vie, la mort, on ne les entend pas venir... Elles jaillissent avec tant d'autorité et elles s'imposent avec vivacité.
Dans le torrent impétueux de notre vie, la vie souvent fait naître la joie, l'envie. La mort quelquefois ravive les souvenirs mais la vie et la mort modifient l'avenir...
En imprimant leurs marques indélébiles, le Destin à jamais n'est plus mobile ; il s'ouvre alors vers de nouveaux horizons tel un coeur libéré, tel un coeur en prison.
Les mots s'écrivent sur cette page blanche comme des feuilles entourent une branche pour fêter l'arrivée du délicieux printemps dans la tiédeur des beaux jours et du très beau temps.
Sur cette page blanche les mots s'écrivent comme un oiseau qui veut joindre la rive et s'envole gaillardement au gré du vent, négligeant tout risque, tout danger, les bravant.
Sur cette page blanche s'écrivent les mots pour guérir mes angoisses, pour guérir mes maux. A ce morceau de papier, je me livrerai car ma plume peut être me délivrerait.