Passent les années et passent les semaines ;
les jours,les ans s'écoulent, la vie se traîne,
long, long est le chemin, imperturbablement,
les heures s'égrènent inexorablement.
Comme un long chapelet que l'on déroule
sans connaître vraiment la dernière boule,
celle qui nous conduira vers notre néant,
celle qui arrêtera de compter nos ans.
Passent les années et passent les semaines ;
les jours,les ans s'écoulent, la vie se traîne,
comme un long parcours sans début, sans fin
sous les invisibles regards des séraphins.
Sanctionnant notre vie dans l'azur souverain,
dans un ciel indicible, secret et serein,
la vie est accrochée aux sphères étoilées
qui évoluent dans un bal à peine voilée.
Passent les années et passent les semaines ;
les jours,les ans s'écoulent, la vie se traîne,
toujours achevée et toujours renaissante,
des cendres d'un passé est reconnaissante.
De renaître toujours, d'être au rendez-vous
d'u présent immortel, d'un présent assez flou,
conjuguant le passé mêlé à l'avenir
dans une danse primée ou à venir.
Passent les années et passent les semaines ;
les jours,les ans s'écoulent, la vie se traîne;
le temps est présent et le temps n'existe pas.
Où nous conduit-il, vers quel dessein, pas à pas ?
Michèle