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SOLITUDES
12/11/2010 18:39
Un monde de joies et de peines, un peu d'amour et beaucoup de haines. Ici, c'est l'insouciance mais là-bas , c'est la démence.
Le monde superposition de douleurs et d'ambition éclate en révolution, éclate en punition.
Pour se prouver qu'il existe, il vit en égoïste, individu trop solitaire, individu seul sur terre.
Michèle
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VOYAGE INTERIEUR
12/11/2010 18:53
Je voyage dans ma tête, dans mes idées. Je laisse mon coeur, mon âme se dévider. Je vois s'élaborer mille paysages qui prennent tour à tour différents visages.
Je marche dans les plaines et les campagnes de mon existence, bien douces compagnes. J'arpente les grands champs de ma petite vie gravissant les monts immenses de mes envies.
Et je traverse les torrents de l'angoisse qui crissent comme un papier que l'on froisse. J'écoute les tendres murmures des ruisseaux de mes illusions,de mes rêves colossaux.
Je rejette dans les fleuves du souvenir tout mon passé si douloureux qui doit périr. Je me plonge dans les rivières de l'espoir pour noyer mon désarroi et mon désespoir.
J'abandonnerai tous mes désirs dans l'onde voluptueusement dans les eaux profondes de mon imaginaire savoureusement me baignant dans cette eau délicieusement.
Eau féconde, imagination et rêve, abreuvant mes tendres pensées sur la grève, la plage de mon idéal solitaire où mes vagues de tendresse vont se taire.
Je me heurte parfois aux durs rochers de ma pensée, réflexion qui vient s'ébrécher contre les rocs, pics, sommets inaccessibles de mes souhaits, rêves, désirs indicibles.
Je voyage dans mes idées, dans ma tête et peu à peu mon coeur, mon âme s'entêtent.. Je vois s'élaborer mille paysages qui prennent tout à tour différents visages...
Michèle
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LE COURAGE
12/11/2010 19:15
Partir vaillant au combat,juste pour lutter et pour se mesurer à l'adversité, offrir sa vie sans calcul aux peurs du moment pour vaincre tous les dangers et tous les tourments.
Se lancer dans un élan de sacrifice vers la mort avec vigueur, vers le supplice, affronter le feu, les douleurs et la rage, du destin tous les coups, c'est ça le courage.
C'est un élan spontané et irréfléchi de vaillance quand tous les autres ont fléchi. C'est un acte fou, unique, exceptionnel ; c'est un acte instinctif et très naturel.
Il emporte le corps, le coeur et tout l'être comme un cri unanime qui vient de naître. C'est un acte héroïque et sublime qui sous tend l'individu et puis l'anime.
Mais n'est-ce qu'une explosion de fièvre qui nous fait courir vite comme un lièvre répondant à un appel de son inconscient impulsif, instinctif mais pourtant si puissant ?
N'est-ce en fait qu'un acte spectaculaire prêt à soulever la ferveur populaire ? Ou bien s'inscrit-il dans nos actes quotidiens rassemblant ainsi tous ces mille petits riens ?
Ces riens qui font jour après jour un combat, une lutte, un match, ce pourquoi on se bat dans l'ombre, le silence et l'humilité encore et toujours dans la sérénité?
Un effort permanent et de chaque instant quel que soit le public, quel que soit le temps. Le courage, c'est assumer son temps, sa vie en dépit de ses choix et puis de ses envies.
C'est être toujours là présent et patiemment, garder le sourire malgré tous les tourments. Le Courage, c'est garder la rage pour soi. C'est se battre et savoir taire ses émois.
Michèle
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CERTITUDES
12/11/2010 19:28
Homme, lourd agglomérat de certitudes car tu vis dans une masse d'habitudes ; tu vas, tu viens selon un rythme bien précis ; sur cette vie bien établie, tu es assis.
Marionnette, tu as ton propre programme. Tu vis toujours à l'abri des pires drames, toi, le passant protégé par ta monotonie ; mais ta vie, hélàs, n'est plus une symphonie.
Tout au plus, le bruit et les mots t'illusionnent. Tu t'assourdis et feuille, tu tourbillonnes. Tu ne rêves plus ; tu ne penses même plus car le goût de la réflexion tu le l'a plus.
Tu te réchauffes à la flamme des autres. Tu te rallies aux grandes idées des autres. Tu préfères le confort des certitudes et le paravent douillet des habitudes.
Car la pensée engendre souvent l'angoisse et l'esprit est comme du papier qu'on froisse, torturé par la terreur froide du doute et les nombreuses erreurs que l'on redoute.
Que choisir : l'eau calme, dormante, sans vagues ou le torrent de pensée où l'esprit divague ? Petit homme, tu es cette eau humaine. Que faire ? Que penser ? Où tes pas te mènent ?
Michèle
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LE TEMPS
12/11/2010 19:35
Rester là, ne rien dire, ne rien faire, ne rie écrire, attendre que le temps passe, ce temps mort qui m'agace.
Il me rive à l'attente ce temps mort qui me hante, perdu dans l'immensité, perdu pour l'éternité.
Ce temps qui déroule son cours sans modifier son parcours, indifférent aux hommes, à tous les êtres en somme.
A nos joies et à nos peines, le temps toujours nous entraîne dans un rythme identique. Mais n'est-il pas symbolique ?
Aujourd'hui est si long ; le temps tourne en rond réservant un lendemain court, joyeux et si serein.
Peut-être si dérisoire, le temps est illusoire.
Michèle
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