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L'ARBRE
27/11/2010 20:28
A peine sorti de terre, petit arbre, le monde t'accueille sous de grands palabres. Tu vas alors occuper un territoire, bel annonciateur d'une future gloire.
Et tu grandis ; géant, tu te développes, sautant dans le temps, superbe antilope, fruit d'une graine menue, génératrice, milliers de possibles sous cette matrice.
D'un tronc magnifique nourri d'espérance éclatera ta belle adolescence ; puis des rameaux tout verdoyants de promesses espèrent le vent, la pluie et ses caresses.
Si tes bourgeons préparent ta maturité, tu souris à la vie, tu offres ta gaiété. Ton coeur, ton âme sont remplis d'insouciance ; tu ouvres tes bras pour une renaissance.
Savourant déjà ton épanouissement, tu t'installes dans ta vie pour un bon moment; Et tes feuilles sont des projets réalisés sur des branches puissantes, idéalisées.
Maintenant, tu as pu conquérir ton monde et tu resplendis dans une vaste ronde. Arbre vivant parmi les arbres désormais, tu dois vivre très fort, souffrir et puis aimer.
Pourtant un jour tes forces t'abandonneront sur des branches mortes, tes feuilles pourriront. Etre mortel parmi les hommes désormais, tu dois mourir, quitter cette vie animée...
Michèle
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NE POUR QUELQUE CHOSE
27/11/2010 20:46
Tu es né pour agir, pas seulement pour subir ton existence passivement, ton existence ingénument.
Tu connaîtras des peines et des regrets, bien des épreuves contre ton gré qui sont les marques du destin quand tu es un peu trop certain...
Certain de ta vie, de ce qu'elle t'apporte mais que le diable emporte, toutes les belles assurances, assurances sur ton existence...
Tu es né pour accomplir ton Destin ; tu dois agir. Ton destin est entre tes mains. N'attends pas demain.
Ici, tu dois te réaliser. Ici, tu dois t'individualiser que ce soit par la musique, l'écriture, le sport, le chant, la littérature...
Tu es né pour accomplir ton Destin ; tu dois agir. Ton destin est entre tes mains. N'attends pas demain.
Tu es né pour quelque chose. Simplement, il faut que tu oses !
Michèle
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LE GRAND TOUT
27/11/2010 20:58
Le ciel, la mer, les forêts et les montagnes, les vertes vallées, les bois et la campagne. Tout cela nous entoure, quoi de plus normal. Le chant des oiseaux et le cri d'un animal s'unissent au temps secret de l'univers dans la vaste ronde où l'homme n'est plus qu'un ver.
Curieusement, tout s'entraîne, s'enchaîne, déroule son cours, c'est une longue chaîne comme une procession sans début sans fin de façon ingénue, sous l'oeil des séraphins, continue son chemin, encore et toujours depuis le premier jour jusqu'à la fin des jours.
Tout s'imbrique dans un vaste puzzle géant, côtoyant l'infini, côtoyant le néant. Là le visible épouse l'invisible et le tangible rejoint l'inaccessible.
Le concret s'allie à l'incompréhensible. La raison a l'imagination pour cible. Le petit approche l'incommensurable. Le connu réel voisine l'ineffable.
côtoyant l'infini, côtoyant le néant, tout s'imbrique dans un vaste puzzle géant, tout s'assemble, se joint inexorablement ; tout s'entraîne, s'enchaîne curieusement...
Michèle
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POURQUOI
29/11/2010 20:31
Pour toi tout va bien. Tu ne manques de rien. Quoi de plus normal, pauvre petit animal.
Si tu as des soucis, si ton ciel est gris, Pourquoi cette injustice ? Pourquoi ce sacrifice ?
Quand tu es amoureux, tout est merveilleux. Quoi de plus normal, pauvre petit animal.
Mais si tu es seul abandonné, si tu n'as personne à aimer, pourquoi cette injustice ? Pourquoi ce sacrifice ?
Quand tout va mal, tu t'insurges, tu t'irrites ; tu ne t'interroges jamais sur le mérite de ton destin, de ton sort. Simplement, tu n'es pas d'accord.
Et si rien n'était issu de rien ? Si le mal n'engendrait pas le bien ? Si la vie n'était qu'une évolution ? Une longue suite de nos actions ?
Michèle
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INGRATITUDES
29/11/2010 20:55
On vient au monde ; on jette son premier cri à la vie ; on est étonné et on s'écrie. Ingrat envers la vie qui nous accueille, on veut oublier celle qui nous accueille.
Dès le premier jour, on commence à pleurer et on embrasse la vie comme à regret ; et puis grandissant on continue à geindre, à maugréer, à maudire, à se plaindre de nos tracas, nos soucis et nos douleurs, travestis sous d'irrémédiables malheurs. On condamne nos tourments, nos moindres peines car envers la vie on n'a que de la haine, de la peur, de l'oubli et aussi du mépris. On veut ignorer ce qu'elle nous a appris, ce qu'elle nous offre, ce qu'elle nous donne. A la colère, souvent on s'abandonne.
Se détournant de ses beautés, ses richesses, on brime tout son coeur de tant d'allégresses et on oublie de l'aimer naturellement. On oublie de la remercier tout simplement.
Michèle
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