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LA TERRE
13/12/2010 19:07
Il est un monde où la blanche lumière est le doux fruit sublime de l'obscurité depuis l'aube des temps, depuis l'éternité. Elle illumine la Terre entière.
La Terre épouse les sombres océans, se recouvre de manteaux de rivières, de lacs, de ruisseaux, de cascades altières. Elle plonge dans la profondeur du Néant.
Puis elle s'épanouit dans un grand inspir. Elle savoure l'air des hautes montagnes, des bois et des forêts, des vertes campagnes et nous embrasse dans un généreux expir.
Elle flirte avec le feu si rayonnant d'une boule jaune suspendue dans le ciel qui donne à l'azur sucré un goût de miel et réchauffe l'homme dans ses bras de géant.
Il est un monde qui s'appelle la Terre, semblable à un paradis, un royaume, vaste, peuplé d'animaux, de millions d'hommes où tous les êtres sont pourtant solitaires.
Michèle
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LE FEU
13/12/2010 19:14
Né de rien, né d'une étincelle, bientôt tu te révèles une puissance immense dans toute ta magnificence, dans toute ta splendeur, dans toute ta chaleur.
Tu t'embrases de mille couleurs ; comme un arbre en fleurs, tu t'épanouis, tu te réjouis.
Bleues, rouges, jaunes sont tes flammes. Tu t'enorgueillis, tu t'enflammes. Tu peux apporter la joie, le meilleur ou nous donner l'effroi, la peur.
Feu de cheminée, feu e camp, feu de bois, tu nous réchauffes, combles nos émois. Feu de forêt, incendie, dévastation, tu n'engendres autour de toi que la désolation.
Feu, tu as en toi les germes du danger. Feu, attention, il ne faut pas te déranger. Feu, découverte de l'homme civilisé, nous devons te dompter,t'apprivoiser.
Michèle
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DUEL DUO
14/12/2010 10:33
Quotidiennement, les jours succèdent aux nuits ; l'activité fait place au sombre ennui ; ou bien le froid silence tue l'agitation. Toujours le mode binaire en discussion.
Car le contraire, l'opposé se cotoyent, immanquablement.... comme un chien qui aboie de rage à la vue d'un chat qui le nargue et l'un et l'autre de jalousie se targuent.
Le contraire et l'opposé se fréquentent souvent même ils se croisent, ils se hantent. En fait, le blanc sans le noir ne peut exister. Le Nord sans le Sud n'a plus de nécessité. Si le jour sans la nuit n'a plus de réaction, l'existence, elle-même n'a plus d'action.
Puisque l'homme a la femme pour complément et la vie se reproduit dans le mouvement, dans la dualité ou l'adversité, la variété brute a droit de cité.
Donc le contraire et l'opposé cohabitent par vraie nécessité même s'ils s'évitent car réellement ils doivent coexister pour permettre à la vie, ici, d'exister.
Michèle
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BEAUTES
14/12/2010 10:41
Nous vivons dans la ronde de jours et de nuits, abreuvés par un soleil souverain qui luit, dans un univers splendide et inconnu, indéfini, illimité, immense, nu, peuplé des seuls diamants étoilés, rutilants et d'astres sphériques tournoyant et riant, s'éloignant dans un chariot de poussière, lancé dans l'immensité tout entière.
Et nous, tout petits vers face aux étoiles, orgueilleusement, nous tissons notre toile, absorbés par les contingences de la vie, animés par la présomption ou bien l'envie, nous oublions de regarder les étoiles, aveugles au mystère qui se dévoile sous nos yeux inertes, blasés, dépassionnés, sourds et muets au bonheur qui nous est donné.
Le jour, la nuit, la lumière et la chaleur sont les miracles indifférents à nos coeurs, spectacles féériques toujours quotidiens, en représentation, sous tous les méridiens, merveilleux, fidèles, tellement naturels sont les maîtres du grandiose et du réel.
Michèle
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LE MIROIR A FACETTES
14/12/2010 10:51
L'homme est un grand puzzle, incalculable, bâti de milliers de pièces, innombrables. Matière, il st pétri de chair et de sang ; mais il est en fait tout autre, bien plus puissant, fonctionnant aussi grâce à des éléments immatériels, bien plus subtils, si charmants car invisibles et indéfinissables, impalpables et presque insaisissables.
L'homme existe grâce à ses impressions. Il vit de sensations et aussi d'émotions. Loin d'être une machine mécanique, il est un individu présent, unique.
Prince de son royaume inégalable, illustre prototype incomparable, frère de ses semblables et si différent, né d'un même moule, il sort pourtant du rang. Par ses réactions et puis ses attitudes il sait se distinguer de la multitude.
L'homme est différent par son apparence, irremplaçable par son coeur, ses souffrances.
Michèle
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