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MON JARDIN INTERIEUR
14/12/2010 12:42
Souvent je creuse un sillon dans ma tête, tel un laboureur qui jamais ne s'arrête qui s'acharne sur la terre rocailleuse, une terre souvent aride, la gueuse...
J'essaie de cultiver si laborieusement des idées nouvelles, souvent péniblement... Elles poussent pêle mèle, parmi l'ivraie, les idées folles, les idées pas toujours vraies.
Elles cotoyent les parasites, les orties émergeant d'une graine petit à petit. Elles se forment peu à peu tout doucement ; puis elles se développent bien calmement.
Ma tête est un jardin de tendres pensées où dans le silence il me plait à rêvasser... Songer à ms idées passées, idées fanées, remplacées par un jeune bourgeon qui renaît.
Je suis le jardinier et le cultivateur. De ces quelques pensées, je veux être l'auteur. J'irrigue mes idées dans l'eau indocile. Ma tête est un jardin de fleurs fragiles.
Michèle
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PETIT POUCET
14/12/2010 12:50
En équilibre sur le doux fil de ma vie, je me balance au rythme de mes envies. Dans la forêt du monde, je déambule parmi les fantômes, les conciliabules.
Dans cette vaste fièvre, souvent j'hésite me demandant parfois si vraiment j'existe. Je suis ici et pourtant je suis nulle part. Mon coeur vit à moitié car mon coeur est épars.
Je suis perdue dans cette forêt immense d'arbres dévorés, d'une foule en transe qui s'agite souvent sous cette tourmente d'un vent superficiel et froid qui les hante.
Petit Poucet qui cherche en vain son chemin, je ne sais où aller, à qui tendre la main car je suis seule dans cette multitude, noyée dans la foule, dans ma solitude.
Dans la forêt du monde, je déambule parmi les fantômes, les conciliabules. Je me balance au rythme de mes envies, en équilibre sur le doux fil de ma vie...
Michèle
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EMOTIONS
14/12/2010 12:57
Je suis l'Etna, le Stromboli, le Vésuve. De la vie,je reçois toutes les effluves. Imperturbable, calme,immobile, vivant de l'intérieur, moi si tranquille, je brûle d'un feu violent, perpétuel que cache mon calme apparent, naturel.
Mon silence,alarme, n'est que façade. Mon invulnérabilité que tocade. Apparente est mon impassibilité. Apparente est mon insensibilité.
Mon feu est ardent mais pourtant intérieur. Mon coeur est tantôt violent et tantôt rieur. Mon coeur est un brasier ardent, tumultueux qui se consume toujours, si impétueux.
Récepteur des trépidations qui l'agitent ainsi que le catalyseur qui invite à la joie, la révolte ou bien la douleur, il est le siège du bonheur ou du malheur.
Michèle
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EVASION
14/12/2010 16:15
EVASION
Je m'évade très souvent dans un nuage. Là, je suis à l'abri de tous les orages. Si éloignée de ce vacarme et du bruit pour éviter la monotonie et la pluie.
Doucement, calfeutrée, hors des intempéries de la vie routinière où je dépéris. Là haut,je m'exile et je me défile. Douillettement, suavement dans mon île intérieure, candide et secrète, vivante, inconnue de tous et muette.
C'est une île fixe et invisible, un volcan agité quoique immobile, un havre de paix douce ; c'est un refuge pour mon âme changeante et pour ses fugues.
Mon pigeonnier adoré, ma tour d'ivoire, mes souvenirs, mes désirs et ma mémoire se blotissent tous dans un nid illusoire, loin de ce tumulte vide, dérisoire.
J'ai en moi le besoin de me purifier, me réunir, me retrouver, me confier. A la source de mon âme, je m'abreuve loin de la vie active, loin de ce fleuve.
Michèle
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EAU DE LA VIE
14/12/2010 16:23
EAU DE LA VIE
Je vis ici tout en me regardant vivre. C'est un autre moi-même sur un navire qui vogue sur les flots au loin tout doucement, emporté par le courant subrepticement.
Je m'éloigne de la rive vers l'inconnu, bercée par le mystère, mon coeur est à nu. Je suis attirée par le chant des sirènes et déjà tout mon être est en haleine.
Je me plais à rêver, à me laisser glisser sur les flots de mon imagination irisée. Dans mon âme, je traverse ma Mer Rouge. Ici, sur cette côte, plus rien ne bouge.
Je veux ressusciter Abel assassiné, le frère incompris, frère éliminé, doucement le réveiller ; il est endormi car au fond de mon coeur, je ne vis qu'à demi.
Et surprendre ma conscience qui s'abime contre tous les rochers violents des abimes, des profondeurs abyssales inutiles qui n'absorbent de la vie que le futile.
Michèle
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