En équilibre sur le doux fil de ma vie,
je me balance au rythme de mes envies.
Dans la forêt du monde, je déambule
parmi les fantômes, les conciliabules.
Dans cette vaste fièvre, souvent j'hésite
me demandant parfois si vraiment j'existe.
Je suis ici et pourtant je suis nulle part.
Mon coeur vit à moitié car mon coeur est épars.
Je suis perdue dans cette forêt immense
d'arbres dévorés, d'une foule en transe
qui s'agite souvent sous cette tourmente
d'un vent superficiel et froid qui les hante.
Petit Poucet qui cherche en vain son chemin,
je ne sais où aller, à qui tendre la main
car je suis seule dans cette multitude,
noyée dans la foule, dans ma solitude.
Dans la forêt du monde, je déambule
parmi les fantômes, les conciliabules.
Je me balance au rythme de mes envies,
en équilibre sur le doux fil de ma vie...
Michèle