Souvent je creuse un sillon dans ma tête,
tel un laboureur qui jamais ne s'arrête
qui s'acharne sur la terre rocailleuse,
une terre souvent aride, la gueuse...
J'essaie de cultiver si laborieusement
des idées nouvelles, souvent péniblement...
Elles poussent pêle mèle, parmi l'ivraie,
les idées folles, les idées pas toujours vraies.
Elles cotoyent les parasites, les orties
émergeant d'une graine petit à petit.
Elles se forment peu à peu tout doucement ;
puis elles se développent bien calmement.
Ma tête est un jardin de tendres pensées
où dans le silence il me plait à rêvasser...
Songer à ms idées passées, idées fanées,
remplacées par un jeune bourgeon qui renaît.
Je suis le jardinier et le cultivateur.
De ces quelques pensées, je veux être l'auteur.
J'irrigue mes idées dans l'eau indocile.
Ma tête est un jardin de fleurs fragiles.
Michèle