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NOSTALGIE DU TEMPS
14/12/2010 16:33
NOSTALGIE DU TEMPS
Loin dans ma vie comme si j'avais mille ans, je ne reconnais plus tous mes plaisirs d'antan. Mes premiers jeux sont désormais inanimés. Mes joies sont mortes et tout ce que j'ai aimé.
Ne résonne plus à mes oreilles sourdes, ne répond plus à ma mémoire lourde, dans ce lointain passé disparu pour toujours est éteint désormais le passé de mes jours.
Se sont envolés les jours de mon enfance, les espoirs secrets de mon adolescence, mes rêves les plus fous, touts mes chimères, mes désillusions aussi les plus amères.
Mon passé s'est évaporé dans le présent, présent fugitif où le passé est absent. Présent qui meurt déjà sous les pas du futur, entre parenthèses, isolé du futur.
Ce présent inconventionnel s'efface toujours derrière l'avance tant effrénée des jours. Joies ou pleurs d'aujourd'hui, que serez-vous demain ? Que seront donc ces jours qui me tendent la main ?
Michèle
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MA SOLITUDE
14/12/2010 16:41
MA SOLITUDE
Ma si douce compagne, ma solitude, tu remplis mes nuits, toutes mes inquiétudes. Là, toujours fidèle et toujours présente, si enjoleuse comme une amante, caressante, capricieuse, vulnérable, tu es mon ombre, mon arbre, mon érable.
Tu me protèges sous tes solides remparts, loin du tumulte qui fuse de toutes parts. Tu es mon oasis où je me réfugie. Tu es mon havre de paix secret, mon logis ; sous ton feuillage si épais, je me blottis? bien à l'abri des humains bruyants si petits.
Je me sens protégée sous ton aile tendre. Sans frayeur et sans crainte, je peux m'étendre. Enfin en confiance, enfin rassurée, je peux te rapporter mes espoirs, mes regrets, les seuls fondements de toutes mes émotions. Auprès de toi, j'ai toutes les explications de mes tourments, de mes joies et de mes peines car, toi, tu es la seule qui me comprennes.
Ma si douce compagne, ma solitude, tu remplis mes nuits, toutes mes chères études.
Michèle
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CHEMIN
14/12/2010 16:52
CHEMIN
Je suis le pauvre pèlerin invisible, recherchant dans cette forêt indicible, dans cette forêt si sombre et immense où mon âme et mon esprit sont en transe, espérant désespérement la lumière, illuminant la terre toute entière.
Je suis le pauvre pèlerin qui vacille, qui e courbe sous l'angoisse, qui sourcille. Je marche d'un pas hésitant sur un chemin ; mais ne sais où aller, à qui tendre la main, rongée par le froid des doutes et des questions qui envahissent mes plus profondes convictions.
Dans ma nuit, je ne sais quel chemin emprunter. Dans le bruit, je ne sais quelle vois écouter. Parmi les muets, je ne sais à qui parler. Dans cette médiocrité, je veux fuit le laid.
Dans ce vaste dédale inextricable mon coeur en équilibre inconfortable est aux abois, il s'interroge sans cesse. Là, il se perd sur la voie de la tristesse ; ici, il emprunte un chemin paisible où le doute est absent ou invisible, le réconfort suave des certitudes, la douceur immuable des habitudes.
Mais attirée par une voie caillouteuse, une voie abrupte et si rocailleuse, il cherche à s'unifier à sa pensée, le parcours immobile, ce n'est pas assez.
Michèle
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LIBERTE
14/12/2010 17:05
LIBERTE
Liberté, chacun veut revendiquer ton nom. Liberté, chacun en toi trouve sa raison. Dans ce grand désert humain, tu es la source, l'étoile tant convoitée, la Grande Ourse.
Car tu es la déesse inaccessible, le cheval Pégase, le beau, l'invincible, une oasis, un petit coin de paradis, un refuge caché, silencieux, non dit.
Tu es un joyau précieux qui se mérite. Tu as tes projets ; tu as tes propres rites. D'abord fière, insoumise, rebelle, tu crois en une victoire belle.
Pensant détrôner l'ordre, prônant l'anarchie s'opposant à tout, niant la hiérarchie, mais isolée, tu vas te brûler les ailes. Très sauvage, tu n'es qu'une hirondelle.
Voulant être libre, tu dois suivre le courant. Solitaire, tu dois rester là, dans les rangs en dépit de tout, pour survivre tout simplement, tu vas renoncer un peu à ce sentiment... que tu appelais ta Vraie, ta Grande Liberté, à ce sentiment d'individualité.
Tu te brises d'abord puis te ressaisis. Ta fureur domestiquée est moins cramoisie. Elle apprend à vivre parmi tous les siens, apprenant à mêler le nouveau, l'ancien.
La liberté, c'est rechercher en soi-même sa propre vérité et ce que l'on aime. C'est une vraie construction de chaque instant, s'élaborant à pas très lents, avec le temps...
La liberté, c'est une effort de chaque jour conquête de la vie à qui on dit "bonjour" !
Michèle
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LA VIEILLE FEMME
14/12/2010 17:13
LA VIEILLE FEMME
Le dos courbé, tout doucement, elle marche si lentement, tête baissée dans ses regrets. Elle va pour ne pas pleurer.
Et, toute recroquevillée, si fragile comme l'osier, courbée telle une branche au loin elle se déhanche.
Mais toujours fières, vaillante, elle avance, confiante, d'une belle assurance, superbe désespérance.
Elle marche sur ses rides. Déjà son futur est vide. C'est une branche noueuse parmi la foule rieuse.
C'est un oiseau blessé qui est présent, tête baissée. Elle cache sa misère. Ses douleurs doivent se taire.
Elle est si proche du sol. Jamais ne prendra son envol car elle n'a plus d'avenir. Là, son avenir va finir.
Elle va car c'est son destin effacer son passé hautain. Elle marche sur ses rêves. Bientôt laissera la grève.
Elle marche pour oublier. Elle marche pour supplier. Sa jeunesse est dérobée, tête baissée et dos courbé...
Michèle
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