CHEMIN
Je suis le pauvre pèlerin invisible,
recherchant dans cette forêt indicible,
dans cette forêt si sombre et immense
où mon âme et mon esprit sont en transe,
espérant désespérement la lumière,
illuminant la terre toute entière.
Je suis le pauvre pèlerin qui vacille,
qui e courbe sous l'angoisse, qui sourcille.
Je marche d'un pas hésitant sur un chemin ;
mais ne sais où aller, à qui tendre la main,
rongée par le froid des doutes et des questions
qui envahissent mes plus profondes convictions.
Dans ma nuit, je ne sais quel chemin emprunter.
Dans le bruit, je ne sais quelle vois écouter.
Parmi les muets, je ne sais à qui parler.
Dans cette médiocrité, je veux fuit le laid.
Dans ce vaste dédale inextricable
mon coeur en équilibre inconfortable
est aux abois, il s'interroge sans cesse.
Là, il se perd sur la voie de la tristesse ;
ici, il emprunte un chemin paisible
où le doute est absent ou invisible,
le réconfort suave des certitudes,
la douceur immuable des habitudes.
Mais attirée par une voie caillouteuse,
une voie abrupte et si rocailleuse,
il cherche à s'unifier à sa pensée,
le parcours immobile, ce n'est pas assez.
Michèle