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EMERAUDE
15/12/2010 11:13
EMERAUDE
Ma lumière verte, O mon émeraude, tu brilles dans mes yeux clos ; je t'adore. Tu es un doux réconfort après l'orage tumultueux qui a mis mon coeur en cage.
Petit point lumineux, presque évanescent, je te devine à peine ; je te ressens. Ta présence douce, quasi invisible est mon point de repère furtif, ma cible.
Tu me rassures sitôt que tu apparais. Tout s'illumine alors ; tout devient doré. Mon univers intérieur se colore d'un indicible espoir, tendre aurore.
Doucement rassérénée par ta présence, en la vie, peu à peu, je reprends confiance. Mais brutalement tu t'enfuis, clin d'oeil trompeur. J'émerge donc de mon rêve, de ma torpeur.
J'ouvre les yeux sur le vide, le quotidien. Mais je sais que tu es là, invisible lien, mirage facétieux, toi, fantôme coquin, comédien chaleureux en habit d'arlequin.
Je souris à la vie devenue si douce. Ta présence suggérée, divine source, lueur furtive, prêteuse d'aisance désaltère tout mon être d'espérance.
Michèle
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NOSTALGIE
15/12/2010 11:21
NOSTALGIE
Je vis dans le présent en pensant au passé, en songeant à mes jours vécus, aux jours passés, à ceux qui m'ont rempli de joie et puis d'espoir, à ceux qui m'ont fait souffrir, O mon désespoir.
Jours heureux, colorés, jours pleins de lumière habillant de rire mon âme si fière, jours d'attente, jours de craintes, jours de peines, jours inutiles où les heures se trainent...
Les jours tristes, les jours heureux se sont suivis, doucement emportés par la roue de la vie...
Peu à peu, les souvenirs s'enfuient, s'estompent. Ils mentent à ma mémoire ; ils me trompent, travestissant de gris, de rose mon passé, assombrissant éclaircissant les jours passés.
Les souvenirs sont vivants et agonisants ; existants mais vides de sens, ils sont absents. Peu à peu, ils ne sont plus que des mirages truquant la vérité sous de faux visages.
Des fantômes errants, bribes fugitives, ils harcèlent mon âme triste, captive. Souvenirs, vous n'êtes que de doux enjôleurs, des illusionnistes trompeurs, des bateleurs.
Michèle
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SOUVENIRS
15/12/2010 11:35
SOUVENIRS
Où sont donc mes jours ensoleillés, mes jours heureux ? Où sont donc mes jours ensoleillés, mes jours amoureux ? Morts sous l'épaisseur de la neige de l'oubli. Ils ont disparu ; oui, ils sont ensevelis.
Dans le fond de ma mémoire, de mon âme, mon coeur désormais ne connait plus la flamme qui anime les jours heureux, les jours en fleurs, les jours uniques qui appellent le bonheur.
La fureur de la passion s'est donc envolée. Elle s'est dérobée à mon coeur, fruit volé ! Il ne reste que le vide des souvenirs, ce froid désespoir et l'angoisse à venir...
Mon volcan s'est désespérément assoupi. Il tourne, retourne comme une toupie sa peine, sa douleur ; il retient ses larmes. Fuyant les souvenirs, il est en alarme.
Il voudrait oublier ce passé si présent qui l'ensorcelle, qui est pourtant bien absent. Souvenirs, souvenirs, vous êtes si trompeurs ; revivant le passé, vous engendrez la peur.
Colorant ma vie, animant mes rêves, vous m'abandonnez ensuite sur la grève. Mes souvenirs, lâchez- moi la main n'emprisonnez pas mon demain !
Michèle
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CHRYSALIDE
15/12/2010 11:43
CHRYSALIDE
Comme une roue sans fin, les journée passent avec plaisir, joie ou bien de guerre lasse. Le fleuve de la vie coule tout doucement. Le temps le dévore irrémédiablement.
Les jours présents absorbent tous les jours anciens. Du passé déchiré, il ne reste plus rien. Je vis solitaire, emportée par le temps. Je vis immobile, emportée par les ans.
Pourtant de toutes parts, toujours tout s'agite. Tout change, bouge, se transforme si vite. Rien n'est immuable ; tout est en mouvement. Ronde invisible, folle, de tous les temps.
Je suis étrangère à celle que j'étais comme l'hiver est à l'opposé de l'été, toujours en perpétuelle transformation, en évolution dans un monde en fusion.
Chrysalide d'un vaste chantier permanent, bâtisseur inconnu, demain tuera maintenant. Chaque jour, peu à peu, je creuse mon sillon. Un jour, peut-être, je deviendrai papillon...
Michèle
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HARMONIE
15/12/2010 11:49
HARMONIE
Chaque matin, le jour se lève sitôt que la nuit s'achève. C'est un mouvement régulier, un événement perpétuel depuis l'aube des temps, un miracle naturel.
Et toi, que fais-tu Petit Homme ? Tu suis ce rythme biologique. Tu trouves cela tout à fait logique. Rien que de très banal en somme.
Dès le petit jour, tu vois poindre le soleil. Il est présent à ton réveil. Alors la lune dans l'azur s'efface sitôt que le jour l'embrasse.
Ainsi sont synchronisés la nuit, le jour. C'est le miracle de toujours. C'est une éternelle merveille. Les astres veillent...
Ils répondent à la loi d'harmonie. Ils règlent notre vie. Autour de toi, tout tourbillonne. Non, tu n'es pas seul, Petit Homme !
Michèle
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