CHRYSALIDE
Comme une roue sans fin, les journée passent
avec plaisir, joie ou bien de guerre lasse.
Le fleuve de la vie coule tout doucement.
Le temps le dévore irrémédiablement.
Les jours présents absorbent tous les jours anciens.
Du passé déchiré, il ne reste plus rien.
Je vis solitaire, emportée par le temps.
Je vis immobile, emportée par les ans.
Pourtant de toutes parts, toujours tout s'agite.
Tout change, bouge, se transforme si vite.
Rien n'est immuable ; tout est en mouvement.
Ronde invisible, folle, de tous les temps.
Je suis étrangère à celle que j'étais
comme l'hiver est à l'opposé de l'été,
toujours en perpétuelle transformation,
en évolution dans un monde en fusion.
Chrysalide d'un vaste chantier permanent,
bâtisseur inconnu, demain tuera maintenant.
Chaque jour, peu à peu, je creuse mon sillon.
Un jour, peut-être, je deviendrai papillon...
Michèle