SOUVENIRS
Où sont donc mes jours ensoleillés, mes jours heureux ?
Où sont donc mes jours ensoleillés, mes jours amoureux ?
Morts sous l'épaisseur de la neige de l'oubli.
Ils ont disparu ; oui, ils sont ensevelis.
Dans le fond de ma mémoire, de mon âme,
mon coeur désormais ne connait plus la flamme
qui anime les jours heureux, les jours en fleurs,
les jours uniques qui appellent le bonheur.
La fureur de la passion s'est donc envolée.
Elle s'est dérobée à mon coeur, fruit volé !
Il ne reste que le vide des souvenirs,
ce froid désespoir et l'angoisse à venir...
Mon volcan s'est désespérément assoupi.
Il tourne, retourne comme une toupie
sa peine, sa douleur ; il retient ses larmes.
Fuyant les souvenirs, il est en alarme.
Il voudrait oublier ce passé si présent
qui l'ensorcelle, qui est pourtant bien absent.
Souvenirs, souvenirs, vous êtes si trompeurs ;
revivant le passé, vous engendrez la peur.
Colorant ma vie, animant mes rêves,
vous m'abandonnez ensuite sur la grève.
Mes souvenirs, lâchez- moi la main
n'emprisonnez pas mon demain !
Michèle