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REVES
14/12/2010 11:53
Je rêve dans le présent en savourant demain, en misant sur ces jours qui me tendent la main.
Je me berce de rêves tendres, délicieux. J'invente des îles dorées sous d'autres cieux où je pourrais m'étendre silencieusement loin de ces bruits stupides et de ces tourments.
Je me plais à rêver à ce monde heureux et à imaginer un monde chaleureux où l'on ignorerait la guerre et la faim, un monde où les hommes s'aimeraient enfin !
Je me nourris de chimères féériques. J'idéalise. - rêves hypothétiques - Je fais des châteaux de folles espérances où je peux abolir toute la souffrance.
Je crée des mondes fantastiques, irréels où la tendresse, l'amour seraient naturels. Les hommes rechercheraient toujours l'entente et banniraient cette gloire qui les hantent.
Je vis en rêvant des mondes réconciliés se sentant enfin les uns aux autres liés, s'efforçant d'atteindre désormais l'unité, l'unité des êtres dans la félicité.
Je vis dans le présent en savourant demain, en misant sur ces jours.... Quand viendra demain ? Michèle
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LE SILENCE
14/12/2010 12:02
Je me plais souvent à savourer ces heures, heures où le silence vivant demeure, heures loin de ce monde fraternitaire. J' hume doucement ces heures solitaires.
Là où le tumulte stupide s'arrête, là où je peux vivre enfin dans ma tête. L'agitation est morte pour un court moment. Le bruit est happé dans de stériles tourments.
C'est un autre monde qui s'ouvre devant moi. Mon esprit alors réceptif est en émoi, attentif à cet univers inaudible, échappé de cette fureur, cette cible.
Mon être est libre jusqu'alors prisonnier. Mon être est heureux, là dans son pigeonnier. Il peut vivre enfin ; il peut voir, entendre. Il peut écouter des musiques si tendres...
Il vit dans l'éther et il vit dans ses pensées, dans le luxe du calme, loin des gens pressés car c'est un ange qui rejoint l'invisible. Pour un court moment, il atteint l'indicible.
Michèle
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LE LEVER DU JOUR
14/12/2010 12:11
Lentement, la nuit délaisse son noir manteau de sombre obscurité, le matin très tôt. Et tout doucement, le monde va s'éveiller sous les auspices d'un beau jour ensoleillé.
Déjà apparaît une si pâle clarté, prémisse d'une pleine luminosité qui envahira alors le ciel tout entier, un ciel victorieux, azuré et altier.
Des nuages dessinent des arabesques de coton comme pour imprimer des fresques de couleur rosée, violette ou bleutée qui vont s'évanouir alors sous sa beauté...
D'un beau jour rayonnant, d'un jour renaissant, ébloui de candeur tel un adolescent s'ouvrant à la vie, au bonheur, à l'inconnu, d'un coeur généreux et fier, d'un coeur mis à nu.
Une boule de feu sortie de la terre, là, à l'horizon révèle ses mystères, s'élevant dans le ciel majestueusement, manifestant sa splendeur ostensiblement.
Le miracle du jour est là ; il est vivant. Inamovible, tous les jours, il est présent.
Michèle
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NOUVEL HORIZON
14/12/2010 12:20
Je regarde la vie pour la première fois, oubliant désormais ce que fut autrefois, me plongeant à plaisir dans les eaux profondes de l'inconnu qui, à pas feutrés, gronde.
Car je veux quitter le rivage du passé où mon âme s'est trop longtemps laissée bercer. Je veux m'éloigner des plages de mes regrets où, solitaire, j'ai bien trop souvent pleuré.
Je veux maintenant aborder le grand large. Je suis restée bien trop longtemps sur la barge, accrochée aux lourds filets de mes souvenirs. Oui, je veux regarder au loin mon devenir.
Je veux me baigner dans les torrents de l'espoir. Je veux noyer à jamais tout mon désespoir. Je rêve e nager dans des eaux si vertes où mon âme serait toujours en alerte.
Et prête à redécouvrir, ambitieuse, les grands désirs d'une volonté rieuse, je vais laisser sur le sable tout mon passé pour aborder l'île de l'Espoir délaissé.
Michèle
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L'HIVER
14/12/2010 12:32
A petits pas, tout doucement, à pas de loup le grand Hiver arrive sans faire coucou. C'est un immense bonhomme vêtu de blanc qui s'avance vers nous, triste, à pas très lents.
Portant avec lui un manteau de froidure, il enveloppera toute la nature.
Les plantes devant lui font la révérence, s'éclipsent par discrétion, par déférence. Elles semblent paralysées, évanouies sous un grand tapis de feuilles sont enfouies.
Dame Nature, maintenant est engourdie, silencieuse, nulle parole ne dit. Elle se tait et elle s'immobilise attendant le Printemps qu'elle prophétise.
Les arbres deviennent alors économes et respectueux devant ce Grand Bonhomme. Ils se dépouillent des feuilles de l'automne, feuilles jaunes et rousses qu'ils abandonnent.
Et le ciel lui-même pour la circonstance a un cortège de gros nuages denses qui se déversent souvent en perles de pluie quand, paresseux et frileux, le soleil ne luit.
Et parfois, même de gros flocons de neige tombent du ciel blanc comme un sortilège, tels des magiciens peignant le paysage d'une blancheur immaculée et très sage.
A petits pas, tout doucement, à pas de loup, le Grand Hiver est passé sans faire coucou. C'est un immense bonhomme presque mourant qui abandonne son royaume au printemps.
Michèle
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