Quotidiennement, les jours succèdent aux nuits ;
l'activité fait place au sombre ennui ;
ou bien le froid silence tue l'agitation.
Toujours le mode binaire en discussion.
Car le contraire, l'opposé se cotoyent,
immanquablement.... comme un chien qui aboie
de rage à la vue d'un chat qui le nargue
et l'un et l'autre de jalousie se targuent.
Le contraire et l'opposé se fréquentent
souvent même ils se croisent, ils se hantent.
En fait, le blanc sans le noir ne peut exister.
Le Nord sans le Sud n'a plus de nécessité.
Si le jour sans la nuit n'a plus de réaction,
l'existence, elle-même n'a plus d'action.
Puisque l'homme a la femme pour complément
et la vie se reproduit dans le mouvement,
dans la dualité ou l'adversité,
la variété brute a droit de cité.
Donc le contraire et l'opposé cohabitent
par vraie nécessité même s'ils s'évitent
car réellement ils doivent coexister
pour permettre à la vie, ici, d'exister.
Michèle