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SOLEIL
12/11/2010 16:45
Chaleur, feu, espérance et rayonnement, doré,cuivré et rougeoyant au firmament, ballon de fureur qui s'élève doucement, au matin tu sors de ta cachette, vaillamment.
Tu n'as pas été emporté par le Serpent, ni avalé par un monstre omnipotent, toujours bien vivant, fidèle dans ta course car tu es le roi ; rien ne te détrousse de ton chemin, calme, régulier, éternel. Tu es le Seigneur, maître du surnaturel.
D'un grand cercle, tu as la forme parfaite. Tous les peuples te vénèrent et te fêtent. Ils t'adulent, t'adorent ; tu es leur vrai dieu Tu les fascines car tu es le roi des cieux.
Prince, Seigneur, tu es le dirigeant inamovible. Tu es toujours présent, royal, impassible. Même si parfois tu éclipses ta beauté, ta rondeur, ta splendeur et ta sérénité jalousement sous un voile de nuages qui, comme Cerbère évinçant ta rage, gardent ton seuil, tes palais et ton royaume, tu restes et demeures le Roi des hommes.
Michèle
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LES HOMMES
12/11/2010 16:57
Ils vivent là, par milliers ; ils des millions des milliards même dans un vaste tourbillon, comme dans une immense fourmilière, une ruche ou bien une termitière.
Ils s'agitent ; ils s'affairent ; ils espèrent une récompense ou bien un salaire, pour survivre, exister, moins de souffrances pour cacher les regrets de leur enfance.
Ils sont souvent agglutinés et rassemblés, si près, serrés comme les grains d'un champ de blé. Ils se regroupent, souvent se réunissent dans des villes tentaculaires se hissent.
Comme pour tromper leur propre solitude, ils s'enlisent sous des lois, des habitudes devenant esclaves du nombre d'un monde qui s'élargit, s'agrandit, bête immonde !
Michèle
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LES HOMMES 2
12/11/2010 17:05
Ils préfèrent vivre dans un large troupeau, se frôler, être près, si près, peau contre peau pour calmer leurs angoisses et se rassurer. Ils rassemblent leurs craintes, leurs peurs, leurs regrets.
Ils taisent leur individualité cachée sous des dehors de ressemblances dénichées grâce à des comportements similaires, des attitudes semblables et grégaires.
Ils se retranchent sous la masse, le nombre comme pour éviter leur âme, leur ombre, pensant fuir leur être, leur propre conscience. Ils rejettent le calme, le silence.
Michèle
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L'ENFANCE
12/11/2010 17:10
Mon enfance s'est envolée. A la vie s'en est allée, emportée par le courant car il faut devenir grand.
Un jour quitter les rêves, les abandonner sur la grève de l'oubli involontaire. Il faut chasser les mystères.
Mon enfance s'en est allée ; à la vie s'est envolée. Elle a été engloutie dans ce monde trop petit.
Pour une quête naïve, il faut gagner l'autre rive de la froidure, de la raison. Homme, voilà ton horizon.
Un jour, l'enfance doit mourir dans les flots du souvenir, à tout jamais ensevelie. Le rêve devient délit.
Dans le royaume des hommes, il n'est plus qu'un fantôme. Alors, désoeuvré, il erre. Désormais, il doit se taire.
Michèle
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LA TERRE
12/11/2010 17:28
Elle est si jolie notre planète bleue. Vue du ciel, quel spectacle, quel trésor fabuleux ! Elle paraît s'extasier dans l'azur se dirigeant vers un mystérieux futur.
Fardée, enrubannée de guirlandes blanches, à jamais sa soif de vivre ne s'étanche. Comme une belle, ravissante femme, pour des millions d'hommes, elle est la flamme.
Une balle dans le ciel, balle vivante. Pour tous les êtres, elle se présente. Elle est prête à leur donner tous ses biens. Elle est prête à les aimer, O combien!
Elle découvre ses trésors, ses richesses. Elle donne à profusion, n'a de cesse. Dans un profond acte de générosité, elle s'emplit à son tour de sérénité.
Michèle
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