Ils préfèrent vivre dans un large troupeau,
se frôler, être près, si près, peau contre peau
pour calmer leurs angoisses et se rassurer.
Ils rassemblent leurs craintes, leurs peurs, leurs regrets.
Ils taisent leur individualité cachée
sous des dehors de ressemblances dénichées
grâce à des comportements similaires,
des attitudes semblables et grégaires.
Ils se retranchent sous la masse, le nombre
comme pour éviter leur âme, leur ombre,
pensant fuir leur être, leur propre conscience.
Ils rejettent le calme, le silence.
Michèle