Ils vivent là, par milliers ; ils des millions
des milliards même dans un vaste tourbillon,
comme dans une immense fourmilière,
une ruche ou bien une termitière.
Ils s'agitent ; ils s'affairent ; ils espèrent
une récompense ou bien un salaire,
pour survivre, exister, moins de souffrances
pour cacher les regrets de leur enfance.
Ils sont souvent agglutinés et rassemblés,
si près, serrés comme les grains d'un champ de blé.
Ils se regroupent, souvent se réunissent
dans des villes tentaculaires se hissent.
Comme pour tromper leur propre solitude,
ils s'enlisent sous des lois, des habitudes
devenant esclaves du nombre d'un monde
qui s'élargit, s'agrandit, bête immonde !
Michèle