Tic-tac comme un coeur battant les aiguilles
de la montre, la pendule ou l'horloge
à chaque seconde frappent, s'égosillent,
nous rappellent au temps que nul ne déloge.

Imperturbablement, elles suivent leur voie
sur un cadran très étroit à douze chiffres,
irrésistiblement et sans qu'on ne les voit,
elles marquent du destin toutes les affres.

Insensibles à tout, même à nos larmes,
elles tournent et elles tournent sans cesse,
même si à genoux nous rendons les armes ;
sans nul espoir de retour, elles ne cessent
leur course éffrénée et invariable
autour de ce cadran qui scande notre vie
car elles sont bien les prêtresses du diable
qui enchaînent notre liberté, notre vie.

Tic-tac, voici le temps, les secondes, les minutes, les heures,
temps, enfin,le temps inventé par les humains,
on te revendique ou bien on te pleure
O toi, le temps, avatar d'un temps surhumain.

Temps humain, tu es l'écho de notre prison
prison des hommes libres ou bien libérés
qui ne peuvent voir au-delà de leur horizon
d'une montre-cage où ils sont enferrés.
Michèle