Souviens-toi donc, petite fleur,
de ces années de grand bonheur
quand il battait fort dans mon coeur,
quand il cognait fort dans mon coeur.

Je rayonnais tel un soleil
plein d'espoir à son réveil.
Ma vie était une source
jaillissant à la Grand'Ourse.

Fusant de mes éclats de rire,
s'abreuvant de mes sourires,
se nourrissant de mes rêves.
Rêves, idylliques rêves !

Souviens-toi donc, petite fleur,
de ces années de grand bonheur
quand il battait fort dans mon coeur,
quand il cognait fort dans mon coeur.

J'ai bu l'eau de l'illusion,
avide volcan en fusion ;
et puis ma source s'est tarie.
Alors, un jour, je n'ai plus ri.

Ma source alors asséchée,
sur mon passé mort, s'est penchée.
Elle s'est nourrie de larmes,
disparue sa belle flamme.

Pourtant en toi, une lueur,
souviens-toi donc, petite fleur,
rêvant d'amour désormais
il reviendra le temps d'aimer...!
Michèle