|
|
[ NATURE ] [ ANIMAUX ] [ PHOTOS ] [ POESIE ] [ REFLEXIONS ] [ VOYAGES ] [ RECITS ] [ DECOUVERTES ] [ RECITS PAYS ]
|
|
|
|
LE TEMPS
05/09/2010 19:18
Le temps fait une ronde éternelle :
il se déroule comme une ritournelle
patiemment ,constamment, imperturbablement,
égrenant son chapelet d'heures savamment.
 
Il n'a ni passé, ni présent, ni avenir ;
longuement, il n'en finit pas de finir...
 
Immortel, c'est un libertaire,
se moque des hommes, divin solitaire.
Le temps prend tout son temps, savant débonnaire ;
le temps nous harcèle, si grand tortionnaire.
 
Il n'a ni passé, ni présent, ni avenir ;
longuement, il n'en finit pas de finir...
 
Le Temps, immatériel ous est étranger
inconcevable, on ne peut le déranger ;
insaisissable, alors on l'emprisonne,
un temps humain qui à chaque heure sonne.
 
Un temps sans passé, sans présent,sans avenir ;
temps éternel qui n'en finit pas de finir...
adopte pourtant un temps humain, inventé
des hommes. Il n'en finit pas de nous hanter ...
Michèle
| |
|
|
|
|
|
|
|
L'HUMEUR
05/09/2010 19:35
C'est le ciel resplendissant de notre espoir,
c'est le ciel ombrageux de notre désespoir,
c'est le soleil éblouissant d'un bel été
qui nous plonge d'un coup dans la sérénité.
 
Ce sont les nuages sombres de l'angoisse
qui heurtent violemment notre coeur, le froisse,
un bel arc en ciel joyeux après l'orage,
la crise, la fureur ou la peur, la rage,
la tranquillité, le calme, l'apaisement,
la quiétude ou bien la fin d'un tourment.
 
L'humeur est une amoureuse nomade
qui ne peut résister aux moindres tocades ;
elle s'éprend pour un court moment de gaieté
et puis abandonne sa joie par lâcheté,
se réfugie dans les bras de la colère
ou se replie dans sa tristesse et erre...
 
Tantôt enjouée, enthousiaste, affable
tantôt hargneuse et très désagréable
l'humeur est l'onde caressante de l'âme ;
tour à tour, elle s'extasie ou s'enflamme.

Elle est prisonnière du temps de son coeur
qui engendre à la fois l'heur et le malheur.
Michèle
| |
|
|
|
|
|
|
|
L'UN ET L'AUTRE
05/09/2010 19:45
Tu es le blanc mais tout pareillement le noir.
Tu apportes le bonheur et le désespoir.
En toi les germes du meilleur et du pire,
forces contraires se disputent l'empire.
 
Mais aussi s'équilibrent par nécessité
et si le yang sans le Ying ne peut exister
c'est parce qye tout sur terre a sa moitié
pour avoir un sens et pour retrouver l'entier.
 
Si le Sud ne peut être qu'au travers du Nord,
la raison ne tient sa grâce que par les torts
et si le froid se détermine par le chaud
la laideur n'est que la victime du beau.
 
Le concret, le réel a pour corollaire
son complément, le fruit de l'imaginaire
tout élémenta donc son mode binaire
chaque chose n'a vie que par son contraire.
Michèle
| |
|
|
|
|
|
|
|
PETIT ETRE
05/09/2010 20:01
Ton corps est étroit, tout petit,
dans la tristesse s'apesantit.
Il se recroqueville,
penché sur ses béquilles.

Se raccrochant à l'habitude,
il cotoye la multitude ;
il est perdu dans la foule,
c'est un fantôme qui roule.

Mais harcelé par le doute
parfois sa vie le déroute ;
il est là, il s'anime
dans la foule anonyme.

Il est là, il déambule
loin des conciliabules ;
pourtant parfois ses yeux se redressent
vers le ciel plein de promesses.

Le regard empli d'espérance,
il regarde son enfance ;
il imagine sa vie,
une vie folle d'envies.

Une vie qu'il idéalise
de bonheur qu'il prophétise ;
il se berce de doux rêves,
pour un moment, pour une trêve.

Petit corps trop morcelé
dans ta vie écartelé,
dans ton vêtement trop étroit,
tu éclates par endroits.

Et tu rêves d'un ailleurs
tu rêves d'un sort meilleur.
To présent est insuffisant ;
ton présent est souvent absent.

Alors tu ambitionnes
un ciel qui tourbillonne.
Tu survoles ton azur ;
tu imagines ton futur...

Petit corps, tu grandiras ;
un jour, ta vie s'éveillera !
Michèle
| |
|
|
|
|
|
|
|
UN PAPILLON SUR L'EPAULE
05/09/2010 20:12
Un papillon sur l'épaule,
tu vas, tu viens, tu joues ton rôle
dans cette ronde de la vie,
tu vas au gré de tes envies.
 
Petit homme, tu chemines
dans les plaines, les collines ;
tu vas où te guident tes pas ;
tu vas peu à peu, pas à pas.
 
Sur l'épaule, ton papillon
dirige toujours ton sillon ;
il t'entraîne vers ton destin ;
il t'entraîne vers son festin.
 
Il t'entraîne, invisible ;
il t'entraîne, insensible
vers un dessein mystérieux
dans son projet facétieux.
 
Toi, peit homme, petit vers
dans la ronde, l'univers
ton monde est minuscule,
tes ambitions ridicules.
 
Pourtant tu es le miracle
d'un indicible oracle
et de la vie, le mystère,
l'espoir sacré de la Terre.
Michèle
| |
|
|
|
|