Un papillon sur l'épaule,
tu vas, tu viens, tu joues ton rôle
dans cette ronde de la vie,
tu vas au gré de tes envies.


Petit homme, tu chemines
dans les plaines, les collines ;
tu vas où te guident tes pas ;
tu vas peu à peu, pas à pas.


Sur l'épaule, ton papillon
dirige toujours ton sillon ;
il t'entraîne vers ton destin ;
il t'entraîne vers son festin.


Il t'entraîne, invisible ;
il t'entraîne, insensible
vers un dessein mystérieux
dans son projet facétieux.


Toi, peit homme, petit vers
dans la ronde, l'univers
ton monde est minuscule,
tes ambitions ridicules.


Pourtant tu es le miracle
d'un indicible oracle
et de la vie, le mystère,
l'espoir sacré de la Terre.
Michèle