|
|
[ NATURE ] [ ANIMAUX ] [ PHOTOS ] [ POESIE ] [ REFLEXIONS ] [ VOYAGES ] [ RECITS ] [ DECOUVERTES ] [ RECITS PAYS ]
|
|
|
|
LE MONDE
11/11/2010 16:25
Le monde se languit dans l'immobilisme inerte et empêtré dans l'attentisme ; il est si lourd ; c'est une masse informe. Il se traîne car il a perdu ses normes.
Mollusque, monstre, hydre tentaculaire, ta vie est tronquée, ta vie est parcellaire. Là, dans ton brouillard, tu es dans les abysses, désespérément, au fond, jamais ne te hisses.
Tu glisses sur le sable de ta solitude où t'entraînent tes énormes tentacules. Tu erres et tu déambules dans ta nuit où plus jamais, désormais, le soleil ne luit.
Sans bruit, tes jours s'écoulent médiocrement et sans aucun espoir, imperturbablement. Tu te résignes dans ta peine, ta douleur, n'osant espérer la lumière du bonheur.
Car depuis si longtemps, tu vis écartelé. Dans des frontières tes peuples sont muselés ; tes grosses tentacules sont innombrables ; elles s'ignorent ; elles sont dissemblables.
Monde, quand rassembleras-tu tout ton être pour voir enfin le soleil, le reconnaître, vivre en plein jour et en pleine lumière, en harmonie sur la Terre entière ?
Michèle
| |
|
|
|
|
|
|
|
INSENSE
11/11/2010 16:34
Homme, tu es un passager qui franchit d'un pas léger ton parcours sur la terre, ignorant ce que tu dois faire.
Alors tu t'agites souvent te laissant porter par le vent, vent de folie, vent des hommes, fétus de paille en somme.
Tu parles et tu crois vivre. Ton coeur va à la dérive. Luciole, tu t'Illusionnes ; ton coeur crie ; ton coeur résonne.
Que fais-tu t comment vis-tu ? Tu ne le sais même plus. Tu vis dans l'instant, simplement, dévoré par tes tourments.
Tu ne réfléchis même plus car ta pensée a disparu dans le vent de l'inutile, envolée en cris futiles.
Passager de la Terre, apprends-tu à te taire, à regarder, à écouter. Apprends-tu la sérénité ?
Michèle
| |
|
|
|
|
|
|
|
L'INCOMMUNICABLE
11/11/2010 16:48
Laisse ton coeur en paix et laisse-le vivre ; laisse ton coeur en paix en paix et ne sois plus ivre. La vie est de l'eau, calme, laisse-la couler. Laisse-la défiler et laisse-la rouler.
Ne trébuche pas, blessé, sur chaque pierre. Ne laisse pas ton coeur en friches, en jachère. Oui, tu te heurteras à l'incompréhension invariablement, n'y fais pas attention.
Tu ne pourras jamais vraiment communiquer ce que tu ressens car personne n'a la clé du tiroir secret de ton coeur, de ses émois, de l'incommunicable caché, de ton moi.
Puisque chaque être est plusieurs à la fois et ne peut livrer qu'une parcelle de soi aux autres, à ceux qu'il aime ou n'aime pas. De l'ineffable, il ne peut franchir le pas.
Loquace ou discret, il est toujours muet. Sur l'essentiel, ce qui le touche, il se tait. Aucun mot ne peut fidèlement traduire ce qui peut l'agresser ou bien le séduire.
Il est toujours seul, même entouré, aimé. L'émotion, la douleur, il ne peut l'exprimer.
Michèle
| |
|
|
|
|
|
|
|
VISAGES
11/11/2010 17:01
Mais qu'y-a-t-il donc derrière ces visages ? Leurs yeux perdus sont un manteau de nuages ; leurs yeux se sont fermés, ouverts sur le vide ; ils ne disent plus rien, cachés sous leurs rides.
Mais qu'y-a-t-il donc derrière ces visages ? On ne lit rien sauf peut-être leurs âges ; leurs regards sont immobiles, leur vie fermée car on ignore si quelqu'un peut les aimer.
Mais qu'y-a-t-il donc derrière ces visages ? Ils sont si loin, oubliés dans leurs mirages. Leurs vies s'arrêtent là dans la multitude. Leurs vies s'arrêtent là dans leurs solitudes.
Mais qu'y-a-t-il donc derrière ces visages ? Ils sont si loin dans leurs têtes, dans leurs cages ; ils ne sourient plus car ils sont immobiles ; ils sont murés comme des statues dociles.
Mais qu'y-a-t-il donc derrière ces visages ? Ils sont aveugles, désespérément sages. Au moins, vivent-ils dans leurs têtes ? Pensent-ils ? Leurs yeux vivent-ils dans un monde plus subtil ? Ou bien sont-ils endormis dans leurs léthargies, confortables et calmes, privés d'énergie....?.
Michèle
| |
|
|
|
|
|
|
|
BRUMES
11/11/2010 17:12
La mer est dans la brume. Ma vie est dans la brume. Souvent tout devient diffus. Soudain tout devient confus.
La mer noyée de nuages ressemble à un mirage, présente, presque absente, elle est toute tremblante.
Elle est là, hésitante ; tous ses souvenirs la hantent.
Le tendre soleil amoureux la taquinait de mille jeux ; et le ciel bleu la convoitait car le ciel bleu la chérissait.
Hier, mon eau si limpide me rendait intrépide, avide et confiante, avide et souriante...
Michèle
| |
|
|
|
|