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DOULEURS
12/11/2010 13:02
Lorsque tu souffres, lorsque tu as vraiment mal, ta vie est comme arrêtée ; rien n'est normal. Tu concentres tout ton être sur ta douleur. Ton coeur est un tissu d'angoisses et de pleurs.
Toute ton énergie s'est alors endormie. Ton corps est douloureux ; tu ne vis qu'à demi. Ta vie est suspendue entre parenthèses et comme étouffée ; tu n'es plus à l'aise.
Puis, le monde désormais n'est plus ton monde. La terre, pour toi, n'est plus tout à fait ronde. Tu es présent mais tu es pourtant hors du temps. Les minutes , alors, ont la longueur des ans.
Tu es prisonnier de ton corps, de ta douleur. Humain étranger, ton monde n'est plus le leur. Tu vis en marge car tu vis dans ton île. Tu vis dans u monde calme, immobile.
Tous tes maux sont des remparts, une frontière car la maladie est une barrière entre les hommes un mur infranchissable. Tu restes seul, abandonné, sur le sable.
O, douleurs, vous engendrez bien des souffrances. O , douleurs, vous engendrez des différences telle une guerre séparant les hommes. Vous semez un grand vide entre les hommes.
Michèle
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LA PAIX
12/11/2010 13:14
Tout devient flou, tout vacille, tout chavire. Le monde vit dans un immense navire. Et tout à coup c'est la tempête, la rage. Le monde en folie, furieux, est en cage.
Prisonnier de sa propre évolution, il vient se briser ; le monde en fusion.
Auparavant, il voguait sur les flots, calme, évitant les écueils, évitant les larmes, s'efforçant de maintenir le cap, toujours. La vie s'écoulait, tranquille, de jours en jours.
Puis, brusquement, d'un coup, au loin, une rumeur. Puis, brusquement, d'un coup, au loin, le feu, la peur. C'est l'annonce fébrile du danger mortel. Plus de paix éternelle. Rien n'est immortel.
Rien n'est fixe, statique ou immuable car le calme peut devenir redoutable. A chaque instant, le monde peut basculer et subitement, il ne peut plus reculer.
Oui, il est pris au piège ; il est muselé. Alors il doit combattre car il est harcelé, réalisant combien la Paix est précieuse. Cadeau fragile, elle est miraculeuse.
Michèle
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AUJOURD'HUI ET DEMAIN
12/11/2010 13:31
Aucun jour, jamais, à la veille n'est pareil. Jour d'orage, jour tout gris ; jour de grand soleil. Tout n'est que variations ; tout n'est que changement. Tout n'est qu'espace, instant ; tout n'est que moment.
Aujourd'hui, il fait très beau sur la ville. Aujourd'hui, le ciel est très bleu dans mon île. Mon ciel intérieur, île sans nuages, s'assombrit parfois, devient gris sous l'orage.
Aucun jour, jamais, à la veille n'est pareil. Parfois, tout paraît mort, dans un très grand sommeil. Puis le ciel verse alors des torrents de larmes. Mon coeur pleure et gémit : c'est le drame.
En attente d'un hypothétique réveil, nulle chose n'est immobile, toujours en éveil.
Michèle
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VARIATIONS
12/11/2010 13:39
Le ciel de la vie est toujours immobile, d'un calme inquiétant, presque trop tranquille. La vie s'écoule là, entre parenthèses, vide, tout doucement, en prenant ses aises.
Tout est linéaire, droit et sans changement comme si le temps n'avait pas de mouvement. Et puis soudain, le ciel est en feu. Un brasier qui s'enflamme alors comme un panier d'osier.
Tout évolue ; tout bouge et tout s'agite, animé par un vent impétueux, vite... Tout va vite, brusquement ; c'est la tempête qui accélère la vie. Rien ne l'arrête.
Tout n'est que variations ; tout n'est que changement. Tout n'est qu'espace , instant ; tout n'est que moment.
Michèle
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LA COMEDIE
12/11/2010 13:47
L'homme est jeté sur la scène de la vie en dépit de ses rêves ou de ses envies. Il interprète, petite girouette, un jeu orchestré, petite marionnette.
Et en perpétuelle représentation, il va, il vient, il parle, toujours en action. Allant cahin caha, c'est un tendre pantin, se cachant sous un masque, sous un fond de teint.
Il travestit sa tristesse d'un sourire car en public, il doit s'efforcer de rire, avoir l'air d'être toujours de bonne humeur, être satisfait et ne pas avoir peur.
Il truque ses pensées et ses états d'âme. Il doit cacher sa vie et cacher sa flamme. Aux autres, tous les jours, il doit apparaître faussement joyeux, enfin il doit paraître.
Car la vie des hommes est une comédie. Chaque jour, l'homme joue sa propre mélodie.
Michèle
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