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PETIT ANIMAL
12/11/2010 11:51
Renard, tu es rusé ; tu es malin ; tu joues au plus fin ; tu sais te montrer câlin.
Mouton, tu suis le troupeau aveuglément sans réfléchir, sans réagir, sans discernement.
Fourmi, tu économises ; tu fais des provisions. Prévoyante, tu fais très attention.
Cigale, tu vis de l'air du temps. La vie, pour toi, la vie est un amusement.
Abeille, tu t'agites, toujours en mouvement, ouvrière laborieuse, tu travailles perpétuellement.
Aigle, impitoyable, tu es un rapace. Solitaire, tu es vorace.
Lion, tu domines par ta superbe et ta force. Dangereux, tu peux te montrer très féroce.
Petit homme, tour à tour, tu joues ces personnages car toi aussi tu es un animal. Tu es à leur image.
Michèle
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LES MAINS
12/11/2010 12:23
Elles sont quelquefois longues et si minces qu'elles ressemblent à des immenses pinces qui se referment sur des objets usuels d'un geste très calme, d'un geste naturel.
Elles sont quelquefois courtes et si charnues qu'elles ressemblent à celles d'un bébé nu. Par leur taille, elles sont si enfantines qu'on ne les imagine pas libertines.
Mais longues ou courtes, minces ou bien charnues, les mains ne sont pa très souvent des ingénues. Elles sont capables du meilleur, du pire. Du bien ou du mal se disputent l'Empire.
Elles peuvent tout donner ou bien retenir car parfois leur seule loi dit : " appartenir". Elles peuvent vouloir créer et construire ou bien s'acharnent seulement à détruire.
Mains de travailleur, très ridées et honnêtes, main de labeur, permettez que l'on vous fête. Vous n'avez pas cette beauté dérisoire mais vous méritez l'estime et la gloire.
Mains, vous êtes capables de mille choses : la peinture, la musique ou la prose. Toute la beauté naît sous vos doigts de fée. Hélàs, vous pouvez blesser ; vous pouvez griffer.
Vous êtes capable du meilleur, du pire. Du bien, du mal, vous disputez l'Empire.
Michèle
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LA VIE
12/11/2010 12:30
Elle court, elle court, vite, vite, la vie. Elle fuse de toutes parts et à l'envie. Elle naît, ténue comme un petit ruisseau serpentant timidement sous les arbrisseaux.
Puis elle grandit la vie, se développe, court et saute comme une antilope agile et avide de curiosité. Elle veut voir le monde, toutes ses beautés.
Elle s'acharne tellement pour survivre. Elle s'accroche vraiment. Elle est ivre, ivre de vivre et ivre d'espérance. Elle supporte donc toutes les souffrances.
Avec courage, elle s'adapte à la douleur et avec rage, elle peut vaincre la peur. Elle doit supporter vaillamment les chaînes, portée par l'élan de la vie qui l'entraîne.
VIE, par quel mystère ces trois courtes lettres donnent-elles la vigueur à tous les êtres. La vie est une force, une puissance, toujours renouvelée depuis la naissance.
Michèle
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HOMME
12/11/2010 12:43
Enfant, tu veux te lever ; tu veux te dresser. Tu veux progresser, sur tes jambes te hisser. Mais d'un mouvement hésitant tu culbutes. Tes premiers essais sont tes premières chutes.
Adolescent, tu es encor plus sûr de toi. Orgueilleux, du monde tu ne veux voir que le toit. Des premiers succès déjà tu cries victoire. Ton coeur ambitieux est tant épris de gloire.
Pourtant, tu tomberas bien plus souvent qu'avant. Ta connaissance de la vie faite de vent t'occultera en fait ce qui est essentiel. Ton monde sera irréel, immatériel.
Adulte, as-tu acquis la maturité ? As-tu enfin de la vie la sérénité, la compréhension et aussi la sagesse, ou bien n'as-tu accédé qu'à ses faiblesses ?
Te laissant guider, porter avec mollesse ou n'ouvrant ton coeur qu'à l'argent, aux richesses, n'as-tu fait de ta vie qu'une prison dorée où l'Amour ne peut plus être incarcéré ?
Si de ton existence tu fais le bilan, de nombreuses chutes, des progrès plutôt lents ont sanctionné ainsi toute ta traversée en dépit des années que tu as vues passer.
Au soir de ta vie, vieillard, qu'as-tu appris ? De quoi ta vie, ton coeur, ta foi se sont épris ?
Michèle
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LA VIE
12/11/2010 12:51
La vie apparaît dans un grand débordement de joies, de peurs, de craintes, de mouvement... La vie jaillit, ne pouvant faire autrement. La vie explose donc, immense tremblement.
Car c'est un volcan qui vomit l'espérance dans un flot de douleurs et dans la souffrance, ne pouvant empêcher cette joie immense d'entraîner dans un tourbillon sa semence...
Car la vie, au péril de la mort, doit vivre ; car la vie, de tous ses efforts, doit survivre. Elle doit braver la dure adversité Elle doit lutter très fort par nécessité.
Forte, accrocheuse, elle est vaillante, si volontaire, elle est étonnante car le but de la vie est de vivre. Ne la laissons pas comme un bateau ivre !
Michèle
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