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BONHEUR
10/09/2010 19:19
Petit oisillon blotti au creux de nos mains,
tu es notre espoir présent, notre demain ;
de la vie, tu es le délicieux sourire ;
tu nous offres la joie, la gaieté, le rire.

Au creux de nos mains, petit oisillon blotti,
ne t'échappe pas, ne nous quitte pas, petit !
Nous t'avons cherché longtemps, désespérément,
petit coeur d'affection, tu calmes nos tourments.

Petit oisillon blotti, petit oiseau d'espoir,
baume sur l'angoisse de notre désespoir,
sur notre vie, rayon d'or et de lumière,
tu éclaires notre âme tout entière.

Tu es si fragile, tu peux disparaître ;
il faut te protéger, il faut te connaître.
Au creux de nos mains, tu donnes la chaleur ;
petit oiseau blotti, tu es le Bonheur !
Michèle
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L'ESPOIR
10/09/2010 19:29
C'est un regard profond tourné vers l'inconnu
quand la raison immobile ne suffit plus,
un désir qui se profile à l'horizon
de pouvoir dépasser son présent, sa raison.

C'est une fenêtre désormais ouverte,
un esprit libre, un esprit en alerte,
en attente et en quête de l'avenir,
confiant, résolu dans les jours à venir.

Deux bras superbes tendus vers l'Espérance
du réconfort, d'une nouvelle naissance,
deux bras désirant une grande bouffée d'air frais,
savourant déjà la rosée d'un matin gai,
tout rayonnant de clarté et de lumière
embrassant de bonheur la terre entière.

Cette sérénité sur le monde futur
qui illumine tout d'un coup u ciel impur,
tel un vent chassant les nuages des soucis,
abolit toutes les angoisses de la pluie.

C'est une foi fidèle et renouvelée
qui nous porte vers l'avenir non révélé
qui nous donne ce courage de l'au revoir,
un bonjour à la vie - la beauté de l'Espoir -.
Michèle
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VIE
10/09/2010 19:52
Je vis là parmi les hommes,
je vis parmi des fantômes
qui s 'agitent éperdument
qui s'agitent si violemment
pour se prouver qu'ils existent ;
ils s'agitent, égoïstes.
  
Ils s'agitent, croyant vivre
mais ils ne sont jamais ivres,
ivres du bonheur de vivre
et de la vie qu'ils découvrent.
  
Tous semblables à des fourmis,
ne vivant leur vie qu'à demi,
courbés et la pensée vide
leur pauvre vie, eau limpide
gaspillée inutilement,
vécue, perdue négligeamment,
vie subie mécaniquement,
aimée artificiellement.
 
Vie, ne doit-on pas t'adorer
et même te vénérer
pour cette vie accordée
et à la Joie se raccommoder ?
Michèle
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L'EAU DE LA VIE
10/09/2010 20:07
Petit bateau sur l'eau vogue tout doucement,
petit bateau sur l'eau vogue bien calmement
sur l'eau de ta vie, l'eau de ton existence,
tu ensevelis peu à peu ton enfance
dans les eaux chaudes de ton adolescence,
emporté par le flot de ton insouciance,
puis, tu t'engloutis bientôt dans les profondeurs
sous l'éclat de ta jeunesse, de sa rondeur.

Petit bateau sur l'eau vogue tout doucement,
petit bateau sur l'eau vogue bien calmement,
rejoignant ton île de la maturité.
Les flots animés par ton impulsivité
sont déjà si loin de ton coeur, de tes désirs...,
tu les contemples comme un souvenir,
souvenir d'une eau vivante agitée,
souvenir d'un printemps radieux avant l'été.

Petit bateau sur l'eau vogue tout doucement,
petit bateau sur l'eau vogue bien calmement...
Tu veux alors te reposer sur le sable,
jeter ton regard sur la vie formidable.
Tu as lutté longtemps sur les eaux de ta vie.
Tu as calmé tes joies, tes pleurs et tes envies.
Maintenant, sur la vieillesse, tu vas dormir
pour un très long sommeil ; bientôt, tu vas mourir...
Michèle
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IMMOBILES LES CHOSES
10/09/2010 20:18
Ici, tout est identique,
silencieuses reliques,
figées, froides, immobiles
dans un silence fragile.

Désormais, toutes choses tues,
enfouies comme des tortues
sous une carapace
attendent que le temps passe...

Elles sont là, muettes ;
elles sont là si fluettes,
immobiles et statiques,
silencieuses reliques.

Toutes choses tues désormais
ne peuvent plus s'animer,
écoutant le lourd silence,
paraissant, là, en instance.

Objet, n'avez-vous donc de vie
qu'au travers de nos envies
pour n'exister qu'un seul instant
tel un papillon au printemps ?

Pourtant, là, craquent les meubles
dans le silence qui beugle
et ici grince la porte ;
le bruit déjà nous emporte.

Objet, lançant des messages,
vous paraissez pourtant si sages,
calmes mais si présents ici.
Objet, vous vivez donc aussi ?
Michèle
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