Je vis là parmi les hommes,
je vis parmi des fantômes
qui s 'agitent éperdument
qui s'agitent si violemment
pour se prouver qu'ils existent ;
ils s'agitent, égoïstes.



Ils s'agitent, croyant vivre
mais ils ne sont jamais ivres,
ivres du bonheur de vivre
et de la vie qu'ils découvrent.



Tous semblables à des fourmis,
ne vivant leur vie qu'à demi,
courbés et la pensée vide
leur pauvre vie, eau limpide
gaspillée inutilement,
vécue, perdue négligeamment,
vie subie mécaniquement,
aimée artificiellement.


Vie, ne doit-on pas t'adorer
et même te vénérer
pour cette vie accordée
et à la Joie se raccommoder ?
Michèle