Ici, tout est identique,
silencieuses reliques,
figées, froides, immobiles
dans un silence fragile.

Désormais, toutes choses tues,
enfouies comme des tortues
sous une carapace
attendent que le temps passe...

Elles sont là, muettes ;
elles sont là si fluettes,
immobiles et statiques,
silencieuses reliques.

Toutes choses tues désormais
ne peuvent plus s'animer,
écoutant le lourd silence,
paraissant, là, en instance.

Objet, n'avez-vous donc de vie
qu'au travers de nos envies
pour n'exister qu'un seul instant
tel un papillon au printemps ?

Pourtant, là, craquent les meubles
dans le silence qui beugle
et ici grince la porte ;
le bruit déjà nous emporte.

Objet, lançant des messages,
vous paraissez pourtant si sages,
calmes mais si présents ici.
Objet, vous vivez donc aussi ?
Michèle