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LA VIEILLE FEMME
14/12/2010 17:13
LA VIEILLE FEMME
Le dos courbé, tout doucement, elle marche si lentement, tête baissée dans ses regrets. Elle va pour ne pas pleurer.
Et, toute recroquevillée, si fragile comme l'osier, courbée telle une branche au loin elle se déhanche.
Mais toujours fières, vaillante, elle avance, confiante, d'une belle assurance, superbe désespérance.
Elle marche sur ses rides. Déjà son futur est vide. C'est une branche noueuse parmi la foule rieuse.
C'est un oiseau blessé qui est présent, tête baissée. Elle cache sa misère. Ses douleurs doivent se taire.
Elle est si proche du sol. Jamais ne prendra son envol car elle n'a plus d'avenir. Là, son avenir va finir.
Elle va car c'est son destin effacer son passé hautain. Elle marche sur ses rêves. Bientôt laissera la grève.
Elle marche pour oublier. Elle marche pour supplier. Sa jeunesse est dérobée, tête baissée et dos courbé...
Michèle
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LA RONDE DE LA VIE
14/12/2010 17:24
LA RONDE DE LA VIE
Un enfant naît, un bourgeon ouvert à la vie. Il est prêt à déchaîner toutes ses envies. C'est un bouquet de fol espoir, de promesses accroché à cette vie encor en laisse.
Peu à peu, il grandit, peu à peu il sourit. Il entre dans cette ronde dans u grand cri. Dans un grand éclat, il jette son énergie. Il s'ébat avec force ; bientôt il agit.
Subitement, la première feuille verte sur la vie ouvrant sa première fenêtre ; tout à coup, c'est une nouvelle naissance à la vie, le premier éveil de l'enfance.
Feuille qui grandit, enfant qui s'épanouit ; à la vie, un grand cri, à la vie un grand oui. Il se développe ;bientôt il découvre un nouvel univers qui sous ses pas s'ouvre.
Pour tous désormais, maintenant, il est présent. A la vie, à son tour, il doit être présent. La feuille grandit et un petit homme est né. Il est confiant de tout, vaillant, rasséréné.
Peu à peu la feuille jaunit ; l'homme vieillit. Les douleur du vent de la pluie, il a cueillies. Il a le souvenir des matins de soleil. Et peu à peu, sa vie se met en sommeil.
Un jour, la feuille et le vieil homme tombent. Tous deux verront le sol, rejoindront la tombe. Ils quitteront le train de la vie doucement. Ils l'auront animé juste un court moment...
Michèle
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LA MER DE LA VIE
14/12/2010 17:37
LA MER DE LA VIE
Il est un monde et il est un océan où le ver de terre affronte les géants, un ver de terre ou même un souriceau, un fétus de paille sur les profondes eaux.
Tout être est jeté dans la vie, dans la mer pour se débattre entre le doux et l'amer.
La vie est une grande mer grandiose, immense. La vie est un rude combat dès l'enfance. On apprend à nager dans des eaux très calmes, ou bien on entre dans la vie, les yeux pleins de larmes.
On peut vivre longtemps bien à l'abri d'un port, connaître des joies et de délicieux transports. La mer de notre vie est alors si douce qu'on y vit douillettement sans secousses.
Là, les tempêtes furieuses sont inconnues. Là, on vit calmement, calme ingénu et l'on n' imagine même pas la rage de l'eau ; on vit tout simplement sous de tranquilles flots.
La tempête n'est qu'au loin, comme l'orage car, là, tout est calme, pas de nuages. On ne connaît que le bonheur, le soleil. La vie est délicieuse ; c'est un doux réveil.
Là, il ne souffle pas le vent du malheur. Là, tout n'est que calme, douceur et bonheur. Puis, tout à coup, la mer, au loin se déchaîne et dans sa fureur violente nous entraîne.
Brusquement, le vent de l'angoisse se lève. Les grandes vagues de la peur se soulèvent. Les douloureux soucis affluent et nous rongent. Ils nous terrassent soudain. Fini le songe.
L'écume de la peur, la froideur de la mer rendent notre destin peu à peu bien amer. Il faut vaincre la tempête des épreuves. La vie des hommes est un grand fleuve.
Michèle
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LE QUTIDIEN
14/12/2010 17:55
LE QUOTIDIEN
Le matin, tu ouvres les yeux, les fenêtres. Un nouveau jour va réapparaître. La journée commence avec des tartines. Le jour se lève et la nuit décline.
Un bol de lait ou alors un café brûlant. C'est un bon, doux moment ; c'est un moment charmant. Mais vite les obligations te tiraillent. Le rêve est mort. Le quotidien t'assaille.
Dehors, tu retrouves le froid, la grisaille. Courageusement, il faut que tu travailles. Tu vas affronter ton univers journalier. Un monde étranger, un monde familier.
Cotoyer les mêmes gens, parler, écouter mais isolé dans ta tête, tu vas douter...
Par mille problèmes, tu es sollicité. Pèlerin solitaire, ton droit de cité tu l'achètes tous les jours. Si par ton labeur Tu subsistes, tu existes mais tu as peur.
Car prisonnier de ta propre solitude, noyé dans la foule, dans la multitude, tu n'es qu'un maillon d'une très longue chaîne et chaque jour u peu plus, tu t'enchaînes.
Tu plonges dans un monde soumis et rude, empêtré par des laisses, des habitudes, dans un univers peuplé de mort, de vide, ta vie n'a plus de sens , n'a plus de guide.
Dans ce monde, tu n'es qu'un pantin, un robot. Ce quotidien nécessaire n'est pas très beau. Pourtant, il te faut l'accepter et l'assumer sans pour autant laisser ta vie se consumer.
S'aliéner par des besognes monotones, s'abrutir dans une ruche qui bourdonne, ou bien s'encombrer de mille futilités... L'essentiel n'est pas dans la matérialité.
Car il faut aussi prendre le temps de vivre, être amoureux de la vie, être ivre ! Alors tu dois résister et très fort lutter et ne pas succomber pour ton éternité.
Le piège tendu c'est n'être plus désormais qu'une marionnette perdue, inanimée. A chaque instant de la vie, ouvre les yeux. Sois attentif, vigilant, conscient et curieux !
Michèle
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PELERIN
14/12/2010 18:08
PELERIN
Où vas-tu pèlerin ? Tu cherches ton chemin. Tu voudrais connaître, enrichir ton être. Mais tu ne sais que faire. Parler ou bien te taire. Dans cette multitude, tu vis ta solitude.
Où vas-tu pèlerin ? Tu cherches ton chemin. Là bas des fous ou des sages, des êtres d'un autre âge mûs par l'espoir, le rêve d'un Eden, Adam ou Eve se réunissent simplement, voulant vivre autrement.
Où vas-tu pèlerin ? Tu hésites sur ton chemin. Cette voie sera tienne. Ces appels te retiennent. Ou bien chercheras-tu ailleurs un avenir meilleur ? Où te guideront tes pas ? Sans doute ne le sais-tu pas ?
Où vas-tu pèlerin ? Tu poursuis ton chemin. Tu veux vivre et comprendre, connaître et apprendre. Tu veux tellement de choses de la vie mais tu n'oses... parler à personne de tes cris qui frissonnent, de tes cris qui résonnent.
Que dis-tu pèlerin ? Tu poursuis ton chemin. Parmi ces fous, ces sages, des êtres d'un autre âge, curieux de leur existence, recherchant la reconnaissance. Auprès d'eux, tu t'arrêtes. Là-bas, tu poursuis ta quête.
Que dis-tu pèlerin ? Ici est ton chemin. Tu es en confiance. Tu aimes cette ambiance, cet univers chaleureux. Ici, tu es heureux car tout ce que tu découvres, l'Amitié te le livre.
Michèle
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