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VIP-Blog de michele
michele.sparagno@dbmail.com

  • 10941 articles publiés
  • 564 commentaires postés
  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 04/04/2010 11:09
    Modifié : 25/12/2012 20:31

    Fille (55 ans)
    Origine : Marseille
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    [ NATURE ] [ ANIMAUX ] [ PHOTOS ] [ POESIE ] [ REFLEXIONS ] [ VOYAGES ] [ RECITS ] [ DECOUVERTES ] [ RECITS PAYS ]

    LA VIEILLE FEMME

    14/12/2010 17:13

    LA VIEILLE FEMME


    LA VIEILLE FEMME

    Le dos courbé, tout doucement,
    elle marche si lentement,
    tête baissée dans ses regrets.
    Elle va pour ne pas pleurer.

    Et, toute recroquevillée,
    si fragile comme l'osier,
    courbée telle une branche
    au loin elle se déhanche.

    Mais toujours fières, vaillante,
    elle avance, confiante,
    d'une belle assurance,
    superbe désespérance.

    Elle marche sur ses rides.
    Déjà son futur est vide.
    C'est une branche noueuse
    parmi la foule rieuse.

    C'est un oiseau blessé
    qui est présent, tête baissée.
    Elle cache sa misère.
    Ses douleurs doivent se taire.

    Elle est si proche du sol.
    Jamais ne prendra son envol
    car elle n'a plus d'avenir.
    Là, son avenir va finir.

    Elle va car c'est son destin
    effacer son passé hautain.
    Elle marche sur ses rêves.
    Bientôt laissera la grève.

    Elle marche pour oublier.
    Elle marche pour supplier.
    Sa jeunesse est dérobée,
    tête baissée et dos courbé...

                                                           Michèle






    LA RONDE DE LA VIE

    14/12/2010 17:24

    LA RONDE DE LA VIE


    LA RONDE DE LA VIE

    Un enfant naît, un bourgeon ouvert à la vie.
    Il est prêt à déchaîner toutes ses envies.
    C'est 
    un bouquet de fol espoir, de promesses
    accroché à cette vie encor en laisse.

    Peu à peu, il grandit, peu à peu il sourit.
    Il entre dans cette ronde dans u  grand cri.
    Dans un grand éclat, il jette son énergie.
    Il s'ébat avec force ; bientôt il agit.

    Subitement, la première feuille verte
    sur la vie ouvrant sa première fenêtre ;
    tout à coup, c'est une nouvelle naissance
    à la vie, le premier éveil de l'enfance.

    Feuille qui grandit, enfant qui s'épanouit ;
    à la vie, un  grand cri, à la vie un  grand oui.
    Il se développe ;bientôt il découvre
    un nouvel univers qui sous ses pas s'ouvre.

    Pour tous désormais, maintenant, il est présent.
    A la vie, à son tour, il doit être présent.
    La feuille grandit et un  petit homme est né.
    Il est confiant de tout, vaillant, rasséréné.

    Peu à peu la feuille jaunit ; l'homme vieillit.
    Les douleur du vent de la pluie, il a cueillies.
    Il a le souvenir des matins de soleil.
    Et peu à peu, sa vie se met en sommeil.

    Un jour, la feuille et le vieil homme tombent.
    Tous deux verront le sol, rejoindront la tombe.
    Ils quitteront le train de la vie doucement.
    Ils l'auront animé juste un court moment...

                                                                                      Michèle






    LA MER DE LA VIE

    14/12/2010 17:37

    LA MER DE LA VIE


    LA MER DE LA VIE

    Il est un monde et il est un océan
    où le ver de terre affronte les géants,
    un ver de terre ou même un souriceau,
    un fétus de paille sur les profondes eaux.

    Tout être est jeté dans la vie, dans la mer
    pour se débattre entre le doux et l'amer.

    La vie est une grande mer grandiose, immense.
    La vie est un rude combat dès l'enfance.
    On apprend à nager dans des eaux très calmes,
    ou bien on entre dans la vie, les yeux pleins de larmes.

    On peut vivre longtemps bien à l'abri d'un port,
    connaître des joies et de délicieux transports.
    La mer de notre vie est alors si douce
    qu'on y vit douillettement sans secousses.

    Là, les tempêtes furieuses sont inconnues.
    Là, on vit calmement, calme ingénu
    et l'on n' imagine même pas la rage de l'eau ;
    on vit tout simplement sous de tranquilles flots.

    La tempête n'est qu'au loin, comme l'orage
    car, là, tout est calme, pas de nuages.
    On ne connaît que le bonheur, le soleil.
    La vie est délicieuse ; c'est un doux réveil.

    Là, il ne souffle pas le vent du malheur.
    Là, tout n'est que calme, douceur et bonheur.
    Puis, tout à coup, la mer, au loin se déchaîne
    et dans sa fureur violente nous entraîne.

    Brusquement, le vent de l'angoisse se lève.
    Les grandes vagues de la peur se soulèvent.
    Les douloureux soucis affluent et nous rongent.
    Ils nous terrassent soudain. Fini le songe.

    L'écume de la peur, la froideur de la mer
    rendent notre destin peu à peu bien amer.
    Il faut vaincre la tempête des épreuves.
    La vie des hommes est un grand fleuve.

                                                                                  Michèle







    LE QUTIDIEN

    14/12/2010 17:55

    LE QUTIDIEN


    LE QUOTIDIEN

    Le matin, tu ouvres les yeux, les fenêtres.
    Un nouveau jour va réapparaître.
    La journée commence avec des tartines.
    Le jour se lève et la nuit décline.

    Un bol de lait ou alors un café brûlant.
    C'est un bon, doux moment ; c'est un moment charmant.
    Mais vite les obligations te tiraillent.
    Le rêve est mort. Le quotidien t'assaille.

    Dehors, tu retrouves le froid, la grisaille.
    Courageusement, il faut que tu travailles.
    Tu vas affronter ton univers journalier.
    Un monde étranger, un monde familier.

    Cotoyer les mêmes gens, parler, écouter
    mais isolé dans ta tête, tu vas douter...

    Par mille problèmes, tu es sollicité.
    Pèlerin solitaire, ton droit de cité
    tu l'achètes tous les jours. Si par ton labeur
    Tu subsistes, tu existes mais tu as peur.

    Car prisonnier de ta propre solitude,
    noyé dans la foule, dans la multitude,
    tu n'es qu'un  maillon d'une très longue chaîne
    et chaque jour u  peu plus, tu t'enchaînes.

    Tu plonges dans un monde soumis et rude,
    empêtré par des laisses, des habitudes,
    dans un univers peuplé de mort, de vide,
    ta vie n'a plus de sens , n'a plus de guide.

    Dans ce monde, tu n'es qu'un pantin, un robot.
    Ce quotidien nécessaire n'est pas très beau.
    Pourtant, il te faut l'accepter et l'assumer
    sans pour autant laisser ta vie se consumer.

    S'aliéner par des besognes monotones,
    s'abrutir dans une ruche qui bourdonne,
    ou bien s'encombrer de mille futilités...
    L'essentiel n'est pas dans la matérialité.

    Car il faut aussi prendre le temps de vivre,
    être amoureux de la vie, être ivre !
    Alors tu dois résister  et très fort lutter
    et ne pas succomber pour ton éternité.

    Le piège tendu c'est n'être plus désormais
    qu'une marionnette perdue, inanimée.
    A chaque instant de la vie, ouvre les yeux.
    Sois attentif, vigilant, conscient et curieux !

                                                                                        Michèle





    PELERIN

    14/12/2010 18:08

    PELERIN


    PELERIN

    Où vas-tu pèlerin ?
    Tu cherches ton chemin.
    Tu voudrais connaître,
    enrichir ton être.
    Mais tu ne sais que faire.
    Parler ou bien te taire.
    Dans cette multitude,
    tu vis ta solitude.

    Où vas-tu pèlerin ?
    Tu cherches ton chemin.
    Là bas des fous ou des sages,
    des êtres d'un autre âge
    mûs par l'espoir, le rêve
    d'un Eden, Adam ou Eve
    se réunissent simplement,
    voulant vivre autrement.

    Où vas-tu pèlerin ?
    Tu hésites sur ton chemin.
    Cette voie sera tienne.
    Ces appels te retiennent.
    Ou bien chercheras-tu ailleurs
    un avenir meilleur ?
    Où te guideront tes pas ?
    Sans doute ne le sais-tu pas ?

    Où vas-tu pèlerin ?
    Tu poursuis ton chemin.
    Tu veux vivre et comprendre,
    connaître et apprendre.
    Tu veux tellement de choses
    de la vie mais tu n'oses...
    parler à personne de tes cris qui frissonnent,
    de tes cris qui résonnent.

    Que dis-tu pèlerin ?
    Tu poursuis ton chemin.
    Parmi ces fous, ces sages,
    des êtres d'un autre âge,
     curieux de leur existence,
    recherchant la reconnaissance.
    Auprès d'eux, tu t'arrêtes.
    Là-bas, tu poursuis ta quête.

    Que dis-tu pèlerin ?
    Ici est ton chemin.
    Tu es en confiance.
    Tu aimes cette ambiance,
    cet univers chaleureux.
    Ici, tu es heureux
    car tout ce que tu découvres,
    l'Amitié te le livre.

                                                 Michèle













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