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L'HIVER
14/12/2010 12:32
A petits pas, tout doucement, à pas de loup le grand Hiver arrive sans faire coucou. C'est un immense bonhomme vêtu de blanc qui s'avance vers nous, triste, à pas très lents.
Portant avec lui un manteau de froidure, il enveloppera toute la nature.
Les plantes devant lui font la révérence, s'éclipsent par discrétion, par déférence. Elles semblent paralysées, évanouies sous un grand tapis de feuilles sont enfouies.
Dame Nature, maintenant est engourdie, silencieuse, nulle parole ne dit. Elle se tait et elle s'immobilise attendant le Printemps qu'elle prophétise.
Les arbres deviennent alors économes et respectueux devant ce Grand Bonhomme. Ils se dépouillent des feuilles de l'automne, feuilles jaunes et rousses qu'ils abandonnent.
Et le ciel lui-même pour la circonstance a un cortège de gros nuages denses qui se déversent souvent en perles de pluie quand, paresseux et frileux, le soleil ne luit.
Et parfois, même de gros flocons de neige tombent du ciel blanc comme un sortilège, tels des magiciens peignant le paysage d'une blancheur immaculée et très sage.
A petits pas, tout doucement, à pas de loup, le Grand Hiver est passé sans faire coucou. C'est un immense bonhomme presque mourant qui abandonne son royaume au printemps.
Michèle
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MON JARDIN INTERIEUR
14/12/2010 12:42
Souvent je creuse un sillon dans ma tête, tel un laboureur qui jamais ne s'arrête qui s'acharne sur la terre rocailleuse, une terre souvent aride, la gueuse...
J'essaie de cultiver si laborieusement des idées nouvelles, souvent péniblement... Elles poussent pêle mèle, parmi l'ivraie, les idées folles, les idées pas toujours vraies.
Elles cotoyent les parasites, les orties émergeant d'une graine petit à petit. Elles se forment peu à peu tout doucement ; puis elles se développent bien calmement.
Ma tête est un jardin de tendres pensées où dans le silence il me plait à rêvasser... Songer à ms idées passées, idées fanées, remplacées par un jeune bourgeon qui renaît.
Je suis le jardinier et le cultivateur. De ces quelques pensées, je veux être l'auteur. J'irrigue mes idées dans l'eau indocile. Ma tête est un jardin de fleurs fragiles.
Michèle
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PETIT POUCET
14/12/2010 12:50
En équilibre sur le doux fil de ma vie, je me balance au rythme de mes envies. Dans la forêt du monde, je déambule parmi les fantômes, les conciliabules.
Dans cette vaste fièvre, souvent j'hésite me demandant parfois si vraiment j'existe. Je suis ici et pourtant je suis nulle part. Mon coeur vit à moitié car mon coeur est épars.
Je suis perdue dans cette forêt immense d'arbres dévorés, d'une foule en transe qui s'agite souvent sous cette tourmente d'un vent superficiel et froid qui les hante.
Petit Poucet qui cherche en vain son chemin, je ne sais où aller, à qui tendre la main car je suis seule dans cette multitude, noyée dans la foule, dans ma solitude.
Dans la forêt du monde, je déambule parmi les fantômes, les conciliabules. Je me balance au rythme de mes envies, en équilibre sur le doux fil de ma vie...
Michèle
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EMOTIONS
14/12/2010 12:57
Je suis l'Etna, le Stromboli, le Vésuve. De la vie,je reçois toutes les effluves. Imperturbable, calme,immobile, vivant de l'intérieur, moi si tranquille, je brûle d'un feu violent, perpétuel que cache mon calme apparent, naturel.
Mon silence,alarme, n'est que façade. Mon invulnérabilité que tocade. Apparente est mon impassibilité. Apparente est mon insensibilité.
Mon feu est ardent mais pourtant intérieur. Mon coeur est tantôt violent et tantôt rieur. Mon coeur est un brasier ardent, tumultueux qui se consume toujours, si impétueux.
Récepteur des trépidations qui l'agitent ainsi que le catalyseur qui invite à la joie, la révolte ou bien la douleur, il est le siège du bonheur ou du malheur.
Michèle
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EVASION
14/12/2010 16:15
EVASION
Je m'évade très souvent dans un nuage. Là, je suis à l'abri de tous les orages. Si éloignée de ce vacarme et du bruit pour éviter la monotonie et la pluie.
Doucement, calfeutrée, hors des intempéries de la vie routinière où je dépéris. Là haut,je m'exile et je me défile. Douillettement, suavement dans mon île intérieure, candide et secrète, vivante, inconnue de tous et muette.
C'est une île fixe et invisible, un volcan agité quoique immobile, un havre de paix douce ; c'est un refuge pour mon âme changeante et pour ses fugues.
Mon pigeonnier adoré, ma tour d'ivoire, mes souvenirs, mes désirs et ma mémoire se blotissent tous dans un nid illusoire, loin de ce tumulte vide, dérisoire.
J'ai en moi le besoin de me purifier, me réunir, me retrouver, me confier. A la source de mon âme, je m'abreuve loin de la vie active, loin de ce fleuve.
Michèle
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