L'ATTENTE
Comme si la vie,là, entre parenthèses
interrompait son cours en pleine ascèse,
vide, isolée de son environnement,
simplement accaparée insensiblement
par le seul objet de ses préoccupations
qui absorbe ainsi toute son attention,
l'attente nous fige comme une statue,
immobiles, attentifs, toutes choses tues.

Sours, muets, absents, inconscients, impassibles,
ignorants, tournés vers une seule cible
car l'intérêt unique se focalise
sur une simple pensée qui analyse
tous les tenants, possibles hypothétiques,
les aboutissants, soudain prophétiques
d'un projet, d'une idée ou bien d'un espoir
suspendu à un si fragile au revoir.

L'attente nous met en alerte, aux aguets
interdits, fixes comme un chien aux arrêts
qui, chargé d'une mission à accomplir
ne peut se détendre, ni jouer, ni courir
mais toujours imperturbablement attendre,
attaché à son seul but, il doit répondre
aux moindres signes, à un appel trsè prochain
qui récompensera son fidèle entrain.

L'attente prélude de la satisfaction
fascine frénétiquement nos ambitions.