VOYELLES
O
Tu t'enfermes dans une bouche.
Tu as peur que l'on te touche.
Tu es le début et la fin,
cercle, ingénu séraphin.
A
Tu t' extasie dans un éclat.
Tu applaudis à grand fracas.
Tu es l'amour que l'on découvre,
l'élan de vie qui s'entr'ouvre.
I
Tu vocifères dans un cri.
Parfois même tu souris.
Rire de joie ou bien de pluie.
Sur toi parfois le soleil luit.
E
Tu es la courbe des jours heureux,
ondoyant et chaleureux.
Tu tempères par ta présence
les jours vides de l'absence.
U
Que nous dis-tu ?
Les U des choses tues,
tous les espoirs déçus,
des bonheurs non aperçus.
Y
A la croisée des deux continents,
tu te dresses sur ton séant,
évoquant tous les mystères
du ciel et de la terre.
Michèle