LE VENT DE L'OUBLI
Les jours, les mois se passent
et l'amitié se lasse.
S'immisce dans la danse,
folle farandole
qui joue la gaudriole,
le troubadour du silence.
Intrus invisible
et fatal ennemi
il choisit pour cible
le compagnon et l'ami.
Et tout doucement se dresse
le manteau de l'absence.
Alors l'amitié nous délaisse
nous plongeant dans le silence.
Les jours, les mois se passent
et l'amitié s'efface.
Le temps s'interpose
dans les esprits et dans les coeurs.
L'amitié fait une pause
et éveillent les rancoeurs.
Les " pourquoi", les " comment",
nul ne saurait le dire.
Ce n'était plus le moment
car les sentiments soupirent.
Ils s'éveillent dans un inspir
comme une brassée d'air pur.
Ils colorent le coeur d'azur.
Ils s'éteignent dans un expir.
Les jours, les mois se passent
et l'amitié se casse.
Michèle