Comme un funanbule, là il s'avance
sur le fil de notre courte existence,
il glisse doucement, imperturbablement
sur nos années prêtées, inexorablement.
Le temps de vie est suspendu sur nos têtes.
Nous vivons dans l'angoisse qu'il ne s'arrête.
Il joue avec le feu, cet équilibriste ;
il est facétieux ; parfois, il nous rend triste.
Sur sa corde, il fait mille pirouettes.
Nous ne sommes que de pauvres girouettes.
Nous vivons de ses dons ; nous vivons de ses pas.
Notre destin est entre ses mains, pas à pas.
Et il file , il file sur cette corde.
Magicien de cette vie qu'il nous accorde.
Beau prince, il déroule son cours devant nous.
Nous sommes à sa merci et à ses genoux.
Il nous permet d'assister à son spectacle.
Etre spectateur est déjà un miracle.
Quand se terminera la représentation ?
Nul ne pourra répondre à cette question.
Michèle