Calmement, doucement, dans ta tranquillité
tu as perdu le goût de la sérénité.
Loin des tempêtes fortes, dévastatrices,
bien épargné par une mer protectrice,
de l'eau de la vie, tu ignores la rage ;
tu vis à l'écart, tu vis dans un mirage.
Tu nages paisiblement dans des jours heureux.
Dans cette eau douce, tu deviens si frileux.
A l'abri de l'écume de la violence,
ton coeur est hésitant ; ton coeur est en balance.
Tu vas de ci de là, guidé par le hasard.
Tu ne ressens pas la morsure du blizzard
ni la pluie glacée d'un douloureux orage ;
de la peur cruelle tu n'es pas l'otage.
Pourtant dans ton beau ciel bleu, tu es si triste ;
tu ne l'apprécies plus ; tu es égoïste.
Tu flottes là dans une vis si suave
qui te rend prisonnier, qui te rend esclave.
Tu ne sais plus écouter le soleil de ton coeur ;
tu ne sais plus savourer la saveur du Bonheur .
Tu ne sais plus aimer cette douce quiétude
car tu es perdu dans ta solitude.
Petit Homme, redoute donc les tempêtes
et tous les ouragans au loin qui trompettent.
Savoure dès à présent la tranquillité
trouve en toi le goût de la sérénité.
Michèle