Là de hautes montagnes s'élevant très haut...
Ici, des forêts, là bas des sources, de l'eau...
Dans les villes de très modestes demeures,
inconfortables, nécessaires demeures
abritent des milliers d'individus tristes
derrière une liberté égoïste.
Une liberté étriquée et étroite,
une liberté qui laisse les mains moites,
une liberté enfin conventionnelle,
renonçant à sa vie, à sa ritournelle.
Au plaisir de Nature, de sa chanson,
de son univers gravissant à l'unisson,
la vie dans les villes est isolée de tout
de la Nature Naturante, monde fou.
Tu vis à l'écart de ta douce nourrice,
la Mère Protectrice, ta vraie Matrice.
Pourtant tu l'exploites inconsidérément.
Ce n'est plus qu'une mine ou un aliment
à qui tu dois ton existence et ta vie
l'immense reconnaissance de ta survie.
Michèle