Là, il balaie tous les espoirs
apportant son lourd désespoir
car sous cette froidure
nulle gaieté ne perdure.
Il est si impitoyable.
Le froid le rend haissable.
Il dépouille tous les arbres,
arbres devenus ombres.
Il s'acharne dans la douleur
Il a les couleurs du malheur.
Il endeuille la nature.
Il abolit la verdure.
L'hiver triste, haissable,
l'hiver banni, redoutable
s'installe dans le temps,
prépare le joyeux printemps.
Et par le vent de l'oubli
le printemps nouveau anobli
de la terre gorgée d'eau
fera un suprême cadeau.
Michèle