Lentement, le jour décline,
se couche sur les collines ;
tout doucement s'achemine,
les yeux clos, change de mine.
Il se dirige vers la nuit
sombre où le soleil ne luit
et pas à pas se rapproche
de cette nuit sans reproche.
Car il a tellement sommeil ;
il attend un autre réveil.
Déjà ses yeux s'assombrissent ;
lentement ses yeux se plissent.
Puis la nuit ride les rideaux
du jour comme un doux cadeau,
berce son sommeil de rêves,
jets d'étoiles sur la grève...
Michèle