Dans un monde froid de grande solitude
peuplé de vide et aussi d'amertume,
tu te dessèches et puis tu te consumes
Ta vie n'est plus qu'une suite d'habitudes.
Tu es un passant, ombre parmi les ombres.
Tu vas, tu viens, tu marches, oui, tu circules ;
tu suis ton chemin ; tu déambules
ou bien dressé, tu ressembles à une ombre.
Planté, immobile, seul et abandonné,
seul, même dans la foule et le tumulte,
tu n'es plus qu'une marionnette chiffonnée
qui enrage, se meurt car son être n'exulte...
Très seul, toujours, pauvre être solitaire,
homme isolé même parmi les hommes.
Tes plaisirs ont une saveur bien amère.
Ta solitude acharnée est ton dôme.
Seule compagne en toutes circonstances,
elle saura être ton ombre et t'aimer.
Elle seule est fidèle car sa présence
abritera ta tristesse à tout jamais.
Michèle