Mon coeur se laisse bercer par les flots d'azur
et regardant le vide, au loin le ciel pur.
Je me sens soudain emportée par l'infini
l'infini de l'univers immense, son nid.
Je regarde autour de moi en profondeur
ou tout n'est que reflets, couleurs; sons et odeurs.
Tout n'est que sensations subtiles, perceptions
toujours changeantes, toujours en évolution.
L'instant que l'on croit éternel est si fugitif.
Nos yeux ne l'absorbent que pour un moment furtif.
Et déjà tout est changé car tout est mouvance.
Là, le temps passe et toujours recommence.
Si aucune seconde n'est identique
c'est qu'elle se colore d'un regard critique.
Chaque seconde n'est qu'une lueur de temps,
lueur unique, éphémère d'un moment.
Paysage d'un tableau toujours renouvelé
à nos yeux souvent absents, va se révéler.
La lumière ténue n'est jamais la même
caressant notre froideur par des " je t'aime",
palette de couleurs aux mille reflets.
L'univers ne serait donc pas laid ?
Elle se joue de milliers d'artifices
pour faire du monde un feu d'artifices.
Et elle s'ingénie dans sa diversité
tel un peintre par un jeu de couleurs, de clarté.
Elle a comme grand allié le soleil
flirtant de ses rayons ; il n'a pas son pareil.
Ici, il éclaircit, là il illumine.
Chaque chose, chaque être change de mine.
Tant d'éclats donnés par ses profonds baisers
sur les prairies, les arbres, les fleurs, la rosée.
A sa douce approche, tout est transformé.
Si tendrement, tout paraît soudain s'animer.
Et le vent comme une douce musique
accompagne cette oeuvre symphonique
de sa flûte légère chasse les nuages
ou bien dans le ciel met du rose en cage.
D'un décor changeant, il est l'improvisateur
facétieux du monde, il est l'animateur.
Rien n'est identique car tout est mouvance.
Là le temps passe et toujours recommence...
Michèle