Comme des automates, on va et on vient
d'un mouvement abrupt, saccadé, syncopé
comme si l'on ne pouvait pas développer
la grâce, la douceur, la joie que l'on retient.

Emotions liées au plus profond de notre coeur,
privées à tout jamai d'un quelconque bonheur,
celui qui donne des ailes, de la grandeur,
celui qui remplit tous les êtres de candeur.

L'être humain, pétri de préoccupations,
engloutit volontairement tous ses élans.
Il s'agite, c'est tout mais il vit à pas lents,
n'octroye pas un seul instant à la réflexion.

Inexorablement, il ne vit qu'à moitié,
priosonnier de lui-même, il est son tombeau.
Il ne s'intéresse plus à la vie, au beau.
D'un trésor enfoui, il st l'humble héritier.
Michèle