Je vis comme une ombre
dans ce grand monde si sombre,
prisonnière de ce nombre
parmi ceu que l'on dénombre.

Et dans cette multitude,
rongée par les habitudes,
noyée par l'inquiétude,
je perds ma quiétude.

Car chaque être s'anime
d'un mouvement unanime
comme une pantomine,
un fantôme anonyme.

Et l'homme perd sa liberté,
son individualité,
son âme, son intégrité.
Mais où est donc sa vérité ?
Michèle