Emprisonné dans ton quotidien,
emprisonné comme un petit chien,
emprisonné dans tes habitudes,
cloisonné dans tes certitudes,
tu agis machinalement ;
tu agis mécaniquement.

Tu es fidèle à tes ambitions ;
tu ne te poses pas de questions
sur la vie, sur l'existence
et pourquoi l'homme pense...

Chaque jour, tu répètes les mêmes gestes ;
chaque jour, tu es le même ; tu restes
celui qui obéit, celui qui exécute,
que tu habites un palais, une hutte.

Tu répètes les rites journaliers ;
tu es toujours attaché à ton collier.
Il n'y a plus de place pour la pensée
dans ta vie présente : c'est du passé.

Tu ne recherches que le matériel ;
tu ne recherches que le rationnel,
les biens tangibles, en fait le concret.
Tu ne t'intéresse plus aux secrets.

Tu t'acharnes à avoir.
Avoir est un devoir.
Avoir est un bien-être.
Que t'importe d'être !

Tu n'es qu'un être matériel.
Tu as tué en toi l'Homme Spirituel.
Michèle