Absorbé dans un bain de joies et de tourments,
l'homme marche dans sa vie froide patiemment,
très protégé par des vérités établies,
peu à peu, il tombe doucement dans l'oubli...

Il flotte souvent dans des eaux si tranquilles
et paresseusement, il reste immobile,
préférant se alisser porter par le courant,
bercé tout doucement, il reste dans les rangs.

Pauvre, il surnage dans sa tranquillité ;
rassuré, il évite les difficultés ;
tenu par une bouée de certitudes,
téléguidé par de simples habitudes.

Il ne regarde plus au loin aucun phare,
aucun espoir, il lâche les amarres ;
et ne recherchant plus aucune vérité,
l'être humain subit sa vie sans exister !
Michèle