Et le ciel pleure des torrents de tristesse ;
il ne peut plus désormais cacher sa tristesse.
S'en est allé son regard rieur et doré,
chassé à grand fracas par le vent de Borée.

S'en est allée sa gaieté toute azurée
comme une beauté idéale, rêvée,
ensevelie à jamais au petit matin,
emportée par les gardiens de la nuit, les lutins.

S'en est allée la douceur de ce souffle chaud
qui a caressé notre peau jusqu'à nos os.
Se sont tus aussi tous les chants des oiseaux
qui s'abritent en vain sous ces arbrisseaux.

Se sont évaporés les pétales de fleurs
qui au printemps et en été font tant d'honneur ;
se sont enfuies toutes les perles des arbres,
les feuilles aux sol renoncent aux palabres.

La nature éclipse toute sa beauté.
Il est mort, il est mort le merveilleux été.
Le charme miraculeux paraît abandonné
car la nature rentre dans sa maisonnée.
Michèle